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Les bâtiments historiques en travaux s’offrent un coup de pub

POUTHIER Adrien | 29/05/2008 | 16:48 | Marchés privés

Les premières bâches publicitaires sur [...]

Les premières bâches publicitaires sur les monuments classés font leur apparition, profitant notamment de Roland Garros.

On ne sait pas si le peintre Alfred Lombard aimait le tennis. Encore moins si le tennisman René Lacoste aimait l'Art-déco. Et pourtant l'artiste et le "mousquetaire" qui a donné son nom à une célèbre marque de vêtements siglés d'un crocodile sont désormais liés. L'hôtel du premier à Boulogne-Billancourt, bâtisse art-déco de la fin des années 1920, bâtiment historique en travaux, est depuis peu recouvert d'une bâche vantant sur 200 m² les mérites de la marque du second. Ce type de publicité géante n'est pas nouveau. En revanche, sa présence sur la façade d'un bâtiment historique n'aurait jamais été autorisée l'année dernière à même époque. En effet, modifiant la loi de 1979 qui interdit normalement toute publicité sur les immeubles classés, un décret inscrit au code du patrimoine et entré en vigueur le 1er octobre 2007, a ouvert les bâches d’échafaudage installées sur des immeubles classés monuments historiques ou inscrits à l’inventaire, à l'affichage de "réclame", ledit affichage ne pouvant excéder 50% de la surface totale de la bâche.

Financement privé
Cette nouvelle disposition doit faciliter le financement privé des travaux. Les recettes perçues par le propriétaire pour cet affichage devront être affectées par le maître d’ouvrage au financement des travaux et donc déduites du montant des subventions publiques. L'affiche de Boulogne est la première réalisation à s'engouffrer dans cette brèche. Elle est l'oeuvre de la régie Métropole Média & Régies, spécialisée en affichage évènementiel à qui l'on doit notamment les bâches sur les immeubles en bord de périphérique parisien, l'Autoroute A1, à Neuilly ou encore Cannes.

Adrien Pouthier

POUTHIER Adrien | Source LE MONITEUR.FR