Culture

Bernard Tschumi, de la théorie à la fabrique

Mots clés :

Architecte

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Établissement recevant du public (ERP) ou assimilé

Du 30 avril au 28 juillet, le Centre Pompidou, à Paris, livre sa galerie sud à l’architecte franco-suisse. Une occasion pour lui de retracer l’évolution de son œuvre, depuis ses premiers travaux abstraits jusqu’à ses plus récentes livraisons.

Au zoo de Vincennes, qui vient de rouvrir à Paris et dont Bernard Tschumi est l’un des recréateurs, tout, dans l’architecture, est matière : le mortier des fausses roches, le verre de la grande serre, les épais madriers de bois des loges des animaux. Mais à l’aube de sa carrière, alors qu’il enseignait à New York dans les années 1970, Bernard Tschumi se consacrait davantage à l’espace, au mouvement des corps, aux événements de la ville plutôt qu’à ses édifices. « A l’époque, j’évitais de parler d’architecture car le mot était trop plein de précédents et de préjugés. Je préférais rester à la marge », raconte l’architecte franco-suisse alors qu’il fait visiter la manifestation qui lui est consacrée à partir de ce mercredi 30 avril,  au Centre Georges-Pompidou, à Paris.

 

Passage à l’acte

 

Jusqu’au 28 juillet prochain, cette exposition monographique retrace chronologiquement la trajectoire de Bernard Tschumi, de ses travaux les plus théoriques, comme les « Manhattan Transcripts »,  jusqu’à son passage à l’acte au parc de la Villette à Paris (19e), dans les années 1980, pour arriver enfin à ses constructions les plus récentes. L’occasion de vérifier quelques permanences, comme sa recherche sur la double enveloppe ou sa prédilection pour les formes abstraites. « Cette exposition montre une continuité, remarque Bernard Tschumi. J’ai moi-même été frappé de constater que certains thèmes revenaient, comme une spirale, sans que je m’en aperçoive ».

Focus

Pendant ce temps, aux Turbulences…

Du 30 avril au 10 août, Bernard Tschumi est également l’invité des Turbulences-Frac Centre, à Orléans. Le centre d’art présente son exposition « Chronomanifestes ». Bernard Tschumi y réunit ceux qui, selon lui, ont su au cours des 50 ou 60 dernières années remettre en question la culture établie de l’architecture. Sont ainsi convoqués ces concepteurs qui ont produit des manifestes critiques, forgé des concepts, bref défendu leurs visions de la ville et de l’architecture tels qu’Archigram, Claude Parent, Yona Friedman, Morphosis, Jakob+Macfarlane… et bien sûr, Tschumi lui-même.

Informations : Les Turbulences-Frac Centre : 88, rue du Colombier 45000 Orléans. Tél. 02.38.62.52.00

Exposition Bernard Tschumi, du 30 avril au 28 juillet au Centre Georges-Pompidou 75004 Paris, tél. 01.44.78.12.33 www.centrepompidou.fr

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