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Prix de l’Afex, à la découverte de l’architecture française dans le monde. La manufacture italienne de souliers Louis-Vuitton par Sandrolini Architecte.
Maud Saget | 12/08/2010 | 11:16 | Réalisations
Photo n° 1/5
© Massimo Berruti / Agence VU' / ABVENT
L’entrée dans la manufacture, de nuit
La résille en façade extérieure, telle une grande moustiquaire, protège les ateliers de fabrication. C'est une seconde peau qui abrite du soleil, préserve des regards extérieurs, unifie le tout et donne une apparence discrète bien que sophistiquée à la manufacture.
Photo n° 1/5 - © Massimo Berruti / Agence VU' / ABVENT / LE MONITEUR.FR
L’entrée dans la manufacture, de nuit
La résille en façade extérieure, telle une grande moustiquaire, protège les ateliers de fabrication. C'est une seconde peau qui abrite du soleil, préserve des regards extérieurs, unifie le tout et donne une apparence discrète bien que sophistiquée à la manufacture.
LeMoniteur.fr vous propose de découvrir chaque semaine l’un des dix bâtiments finalistes du Grand Prix Afex 2010. Aujourd’hui, une fabrique de chaussures de luxe pour la marque Louis-Vuitton par Sandrolini Architecte.
Le groupe Louis-Vuitton décide en 2006 de lancer une étude pour l'extension de sa manufacture de Fiesso à 300 km de Venise (Italie). Le nouveau bâtiment, sur une parcelle de 28.000 m² vient compléter un ensemble pour en faire le centre entièrement dédié à l'activité "souliers" du groupe.
Pour dessiner ce bâtiment, c'est avant tout le concept de "secret" qui est resté dominant dans toutes les phases du projet. L'image de la marque impose la discrétion sur la création et la production de chaussures de qualité supérieure. C'est donc un bâtiment introverti, tourné sur l'intérieur qui a été construit. Le plan est ponctué de patios et jardins pour que tous les espaces soient ouverts sur un extérieur protégé, à l'abri du regard public. Ces petits espaces verts sont aussi des apports de lumière et assurent une bonne ventilation. Vu de l'extérieur, le bâtiment prend les allures d'une boîte close et protectrice. Le hall d'entrée discret est glissé dans une faille latérale. L'unité de l'ensemble est assurée par le choix d'une résille qui enveloppe les façades. Elle rend le bâtiment neutre et anonyme et le préserve des regards extérieurs.
Cohabitation
Autre contrainte du projet, le site se situe à la rencontre de deux tissus urbains différents, un tissu industriel et un tissu résidentiel composé de maisons individuelles et jardins privatifs. De plus, il s'agit d'une extension, la circulation d'un bâtiment à l'autre était nécessaire. Neuf et ancien devaient cohabiter, tout en donnant à la nouvelle construction une identité architecturale nouvelle et bien différente. L'agence Sandrolini Architecte répond à cette demande en introduisant une passerelle de liaison entre les deux corps de bâtiment. On passe d'un édifice à l'autre par une rue intérieure couverte qui articule dorénavant l'ensemble et constitue la circulation principale. La distribution interne est assurée par de grandes coursives ponctuées par les patios et débouchant sur un cloître qui constitue une vitrine privée pour les ateliers.