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Une équipe internationale pour le campus de Jussieu
Marie-Douce Albert | 06/01/2012 | 12:38 | Projets
Les agences d’architecture danoise BIG et parisienne OFF vont construire un bâtiment tout en transparence au cœur de Paris.
Pour l’Université Pierre-et-Marie-Curie (UPMC), le renforcement des partenariats avec le monde de l’industrie relève d’enjeux décisifs. Sur le campus de Jussieu, dans le Ve arrondissement de Paris, l’établissement dédié aux sciences et à la médecine va matérialiser ce lien nécessaire en faisant construire un bâtiment « incubateur », baptisé Paris Parc.
La compétition pour la réalisation de ces 15000 m² de programme mixte (laboratoires et tertiaire) a été remportée par l’équipe formée par les agences d’architecture danoise BIG et parisienne OFF, associées pour l’occasion aux ingénieurs en structure de Buro Happold (Londres), à Igrec Ingénierie (Paris), à l’ingénieur environnemental Franck Boutté (Paris) et à l’économiste Michel Forgue (Paris). Le calendrier est en cours d’élaboration.
Créée en 2005, l’agence BIG - qui se partage entre Copenhague (voir la visite d’agence) et New York - tient là son premier chantier en France et pour son fondateur, Bjarke Ingels (lire son portrait) : « C’est un challenge excitant de construire en plein cœur de Paris. On ne pourrait en effet trouver situation plus dense et plus historiquement chargée. »
Simplicité
Le projet Paris Parc devra venir se glisser sur l’axe piétonnier reliant la place Mohammed-V et l’espace du parc du campus. Située au nord du fameux gril de Jussieu construit par Edouard Albert dans les années 1960, l’emprise est aujourd’hui occupée par des structures provisoires liées au chantier de rénovation du pôle universitaire. Le futur bâtiment se dressera donc, comme le remarque Bjarke Ingels, « épaule contre épaule » avec l’Institut du monde arabe (IMA) de Jean Nouvel. De plus, il aura en ligne de mire à la fois le boulevard Saint-Germain et le chevet de Notre-Dame.
« Nous avons conçu ce projet en réponse à cet environnement, poursuit Bjarke Ingels. C’est pourquoi Paris Parc ne sera pas un bâtiment intéressant parce qu’il sera surprenant ou tapageur. C’est ce site qui lui donnera son caractère unique et nous avons donc imaginé un édifice très simple. » Pour tirer le meilleur parti de ce prestigieux voisinage, un pan de la façade reflétera tant la cathédrale que les diaphragmes photographiques du mur sud de l’IMA.
Pour répondre au caractère hybride du programme jouant l’équilibre entre le bâtiment universitaire et la pépinière d’entreprises, le projet mise sur une certaine ouverture. Ainsi, tous les espaces s’organiseront autour d’une grande faille lumineuse. Tout en transparence, cet atrium permettra de créer un lien visuel avec l’activité dans les bureaux et les laboratoires. Il formera ensuite un lieu de convivialité en proposant tout un ensemble d’espaces ouverts. Mais, l’un des lieux de rencontres et d’échanges les plus attrayants pourrait bien être le toit du futur bâtiment, qui sera aménagé en jardin.
Vidéo d’animation 3D à retrouver ici.