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Hôtel Lambert : stop et encore
Adrien Pouthier | 15/09/2009 | 15:21 | Projets
Le Tribunal Administratif de Paris a décidé mardi 15 septembre de suspendre partiellement l’autorisation délivrée en juin par le ministère de la Culture, d’engager les travaux de restauration de l’hôtel Lambert.
L'Hôtel Lambert a été racheté en juillet 2007 par le frère de l'émir du Qatar pour environ 60 millions d'euros. Avec son fils Hamad Ben Abdallah Al-Thani, "cheville ouvrière du projet", il envisage de mettre environ 40 millions d'euros dans la restauration de l'Hôtel. Mais ces travaux seront-ils entrepris un jour? Dernier développement d'une affaire qui ne cesse de rebondir depuis l'annonce des travaux, la juge des référés du Tribunal administratif de Paris a suspendu mardi 15 septembre la décision du ministère de la Culture du 11 juin d'autoriser les travaux de restauration de cet hôtel particulier du XVIIème, contestés notamment par l'association Paris Historique.
Cette suspension ne s'applique pas aux travaux intérieurs de réhabilitation et de restauration prévus dans les "pièces remarquables" (comme la Galerie d'Hercule) et qui ne sont pas critiqués, à l'exception du cabinet de Nicolas Lambert, précise l'ordonnance de la juge. De facto, "on ne peut rien faire car on ne va pas commencer à restaurer les peintures historiques sans avoir refait le système électrique ou la charpente", a considéré Me Eric Ginter, l'avocat du propriétaire de l'Hôtel Lambert, qui a fait part de sa "surprise" après cette décision. "Nous examinons toutes les hypothèses, en concertation avec le ministère de la Culture", a déclaré maître Ginter, avocat du frère de l'émir du Qatar, Abdallah Ben Abdallah Al-Thani. Le propriétaire peut décider de se pourvoir en cassation après du Conseil d'Etat, a-t-il indiqué. Il peut aussi revoir son projet. Ou attendre le jugement de l'affaire au fond, ce qui prendra du temps.
De son côté la Ville de Paris a réaffirmé dans un communiqué son souhait de voir la secrétaire générale de la commission du Vieux Paris puisse être associée aux travaux du comité scientifique, ce que Madame Christine Albanel avait refusé en juin dernier.