Portrait

Adrien Royer, architecte « tous terrains »

| 15/07/2010 | 13:46 | Profession

Agrandir la photo © Carol Aplogan
Adrien Royer, architecte, devant son agence.

12 commentaires

Alors que la polémique sur l’intervention des architectes dans les constructions individuelles ne désenfle pas, le Moniteur.fr a décidé d’aller à la rencontre de l’un de ces architectes qui ne rechignent pas à travailler pour des particuliers. Sur recommandation…

Il est plutôt rare qu'un lecteur contacte un journal pour lui suggérer de "tirer" le portrait d'un architecte. Alors, lorsque cela arrive et qu'en plus, l'architecte dont on nous "souffle" le nom semble talentueux et ne rechigne pas à travailler pour des particuliers, difficile de rester insensible...
C'était courant avril, par voie de mail. Carol Aplogan, qui est à l'origine de cette e-initiative ne travaille pas dans l'architecture mais son intérêt pour le sujet qui la passionne depuis de nombreuses années, est encore plus vif depuis qu'elle a décidé de confier la construction de sa future maison à "un bourge de bonne famille", comme se définit lui-même l'intéressé. Son nom ? Adrien Royer. "C'est mon entourage qui m'a parlé de lui, explique la jeune femme. Je considère les architectes comme des artistes et Adrien Royer en est un !"

Pas bégueule

De l'artiste, Adrien Royer en a le look, indiscutablement. Mais il en a aussi l'approche. Un bonnet vissé sur la tête, ce fumeur invétéré de 34 ans, adepte du café soluble - "quand même plus rapide à préparer !" - et des "bâtiments qui savent se faire oublier" - ressemble à ces musiciens en tournée toujours prêts à monter sur scène quelle que soit la taille de la salle ou l'importance du public.

Fils de bonne famille, il aurait pu être médecin, avocat ou publicitaire comme "papa". Seulement voilà ! Ce n'était pas son "truc". Dans son agence du 13ème arrondissement, à quelques pas de la Poterne des Peupliers, Adrien Royer travaille aussi bien pour des particuliers, désireux de réaménager ou d'agrandir leur appartement que pour des institutionnels, comme le Journal Officiel ou encore la CAF de Paris avec qui il est en contact pour refaire des espaces de restauration. Fait de hauts et de bas, le métier d'architecte n'est pas un métier facile. Mais qu'importe.
Si Adrien Royer a décidé d'en faire son quotidien, "ce n'est pas pour gagner de l'argent mais pour être libre". C'est d'ailleurs ce même besoin qui l'a conduit à monter son agence. C'était en 2003, après seulement deux ans passés à travailler pour d'autres. "En sept ans, l'agence a participé à 600 projets, 100 ont été payés et 30 ont été construits !", s'amuse t-il. Comme si, finalement, tout cela n'était pas grave. Et pour cause.

Des planches anatomiques

A l'âge ou ses camarades d'école se rêvaient cosmonautes ou pompiers, lui se voyait déjà architecte. "J'ai eu le déclic à huit ans, devant le film Don Giovanni, de Losey. Au cours de la même année, mon père m'a emmené voir les villas Paladiennes, en Italie, et là je suis resté scotché". Premier choc et premier émoi.
Adrien Royer entretient avec l'architecture une relation quasi-charnelle. Ses dessins parlent pour lui. Des dessins organiques, où les masses de couleurs se font rares et où les traits et les lignes de fuites donnent l'impression d'être face à des planches anatomiques. "Là, je viens de finir un bâtiments de 15 logements. Et bien pendant longtemps, je n'ai pas pu le regarder. J'ai passé plus d'un an à travailler dessus. Lors de la livraison, j'ai eu l'impression de me faire plaquer. Ça m'a filé le blues".

Parmi ceux de la profession qu'il admire, il y a le suisse Peter Zumthor : "C'est le minimalisme absolu, il est dans le brut". Il y a aussi ce prof, rencontré à l'école d'architecture de Belleville, Henri Ciriani. "Il était capable de magnétiser une salle de 200 personnes rien que par sa présence". Son diplôme en poche, se voyait-il travailler pour des particuliers ? A vrai dire, la question ne sait jamais posée. D'ailleurs, lorsqu'on l'interroge sur la réalisation dont il est le plus fier, la réponse est immédiate : c'est l'appartement qui lui est actuellement prêté dans le sixième arrondissement de Paris. En échange, il l'a entièrement réaménagé... Et visiblement, ça a plu ! Alors, les polémiques...

 

 
  • Carol Aplogan Aplogan |

    C'est bon

    Anne je vous rejoins, c’est pas mal si le Moniteur fait le tour des archis et c’est déjà ce qu’il fait! quant à votre remarque de coup de coeur ou coup de cul est-ce que vous attendez vous mêmes pour être publiée?
  • Anne Guyomarch |

    anne architecte dplg

    Commentaire . Ca fait surtout promotion gratuite, redactionnel, coup de c…oeur ou ul. Mais c’est pas mal si le moniteur fait le tour de tous les archis, ça peut être rigolo.
  • Laurent Roussel |

    et les dessins ??

    Pas de doute, il a bien le look christophe Mae Bohéme votre architecte.Mais moi, j’aurais préféré voir ces fameux dessins organiques, ou la photo de cet immeuble de 15 logements si attachant. Pas que je n’aime pas les bonnets , mais du point de vue professionnel, je trouve cet arcticle un peu inabouti . Il aura au moins le mérite de nous faire réagir. cordialement.
  • Charlene Favry |
    Alors oui, peut-être Adrien Royer n’a pas choisi la "bonne" voie selon les critères de certains. Moi, au contraire, je pense qu’il a tout compris. Et en allant sur son site internet (http://www.asararchitectes.com) je parie même qu’il ira loin, très loin.
  • Charlene Favry |
    j’ai lu avec attention ce portrait. il est hélas truffé de fautes d’orthographe et c’est inadmissible. y-a-il des relecteurs au moniteur? mais venons en au fait: personnellement, je préfère un architecte qui construit, même peu, à la manière d’un artisan passionné, plutôt qu’un architecte de bureau qui fait de jolis dessins sur commande pour des programmes immo, et qui au fond, ne pense qu’ au pognon. Car ce métier, on ne le choisit pas pour le pognon… si? Au fond, le problème est là: si les particuliers savaient qu’il existe d’autres Adrien Royer, honnêtes, juste et passionnés (qui certes ne sont peut-être pas des as de la com’ et ne savent pas se faire "mousser"), ils auraient peut-être plus foi dans ce métier et son immense utilité. Hélas, la profession pâtit d’une image déplorable à cause de crétins vaniteux et fiers d’eux, option donneurs de leçon. Et au fond, notre société ne fonctionne qu’à ça: superficialité, malhonnêteté, fric fric fric et profit.
  • Royer Adrien |
    Mon commentaire sera sur celui de Denis. 1- Signez vous toujours un contrat avant de lancer un projet? si tel est le cas vous êtes très fort. 2- Rapport nombre de projet / projets construits? le ratio est de 5% le votre est-il supérieur? Si tel est le cas encore une fois vous êtes très fort. 3- Je vous remercie de vos conseils et de votre regard comptable sur la pratique – trsè efficace – . mais je ne les suivrai pas. et si vous le voulez nous en reparlerons dans trois ans par exemple. Et nous pourrons discuter de la validité de mon point de vue. ou de la stupidité de ma ténacité. 4- je suis navré de mon honnêteté, la prochaine fois que l’on m’interrogera, je mentirai et je raconterai des fariboles afin de me faire valoir. peut-être est ce ce que vous faites? Merci au moniteur pour l’article, merci à mes clients pour leurs projets et même vous denis je vous remercie, vous me permettez d’entre apercevoir un aspect de la profession que trop souvent j’essaye d’oublier.
  • Jacques Calle |

    Réponse deuxième commentaire.

    mon commentaire s’adresse plus au commentaire qu’à l’article en lui même. Surtout au second rédigé par Denis. Par malheur cet architecte a une forme d’honnêteté. chose trop rare. On lui demande de parler vrai. il le fait. 600, 100,30. Et oui mon brave, il y a en france et ailleurs des archi qui travaillent sur des projets qui ne sont pas forcément payés. Cela ne vous est-il jamais arrivé? Faites nous croire que vous faites signer un contrat à chaque esquisse. Dernier point: 5% de construction alors qu’il est un jeune architecte. c’est déjà un beau taux de réussite. encor eune fois, je note que couramment les architectes donneurs de leçon n’ont toujours pas quitté cette profession. pour finir il me semble plus intéressant de développer une démarche indépendante quitte à moins construire plutôt que de s’aviliser à faire des projets merdeux compromis de la cote basse. mais si vous voulez Denis nous pouvons en parler. Un Architecte Anonyme qui aimerait avoir le courage du confrère sujet de l’article.
  • Carol Aplogan Aplogan |
    Georges Passez votre chemin vous n’avez rien compris de ce message! A vous tous qui hurlez par ce simple article: c’est pour vous tous qu’il a été écrit , pour faire remarquer votre métier d’artisan en quelque sorte…..pourquoi hurlez vous, hein? Abondez dans le bon sens! Monsieur Royer est un exemple parmi d’autres bien sur sans doute mais c’est par son biais à lui que le message comme quoi rien n’est finalement simple aujourd’hui pour les architectes de l’ombre , passe. Et ne venez pas en plus parler du pourquoi du comment cet article a été écrit car vous seriez très très loin du compte du savoir! Et pour finir Pierre a conclut mais il ne suffit pas parfois d’avoir juste envie de les faire connaitre, faut aussi se bouger pour ça. Merci
  • Pierre LAPALU |
    Commentaire il est très agréable de constater que tous les architectes ne se sentent pas investit de la mission suprème de réinventer la rue ou la ville !… il doit exister d’autres "Adrien Royer" et ce serait bien de les connaitre et d eles faire conaitre, cela permettrait aux particuliers interessés et désireux de tenter l’aventure d’oser s’adresser à un architecte pour la construction de leur maison. un bon moyen, a mon avis, de faire taire la polémique
  • Carol Aplogan Aplogan |

    Adrien Royer

    Adrien Royer travaille son architecture avec passion et de façon indépendante . Les nombreux projets qu’il a en tête sont audacieux et je lui souhaite de pouvoir les réaliser. Nous sommes beaucoup à être des passionnés dans l’ombre des Arts, nous activant avec l’énergie positive suffisante et nécessaire à nos envies. J’ai voulu cette fois pointer à la lumière la personnalité d’ Adrien Royer. Je remercie principalement deux hommes pour m’y avoir aidée.
  • Denis BERGMANN |

    Passion .... Métier .... ou ???

    Bjr, Sa passion permet-elle à notre confrère d’en vivre ??? 600 projets étudiés et seulement 100 payés… Il y a certainement un problème ! 30 projets finalement réalisés . Ce n’est plus un problème, il faut d’urgence changer de métier … et garder sa passion en hobbies ! en dehors de toute considération économique …. Ces chiffres sont une insulte à la profession, et seront malheureusement comme trop souvent utilisés pour exemple par les mauvais payeurs. Notre confrère ne sait sans doute pas qu’il ne doit pas travailler SANS contrat .
  • Georges Dietrich |

    article sans interet

    J’ estime avoir perdu du temps en lisant votre article, nul , il n’ apporte rien, bien au contraire. Moi , mon archi qui est un jeune dynamique, qui mérite , s’ appelle Paul Chapacou, il habite 94 rue de la salade ponsan à Toulouse, il travaille actuellement sur le projet de centre équestre photovoltaique de ma fille, je vous le recommande vivement.

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