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Ile de Nantes : la Samoa disposée à négocier avec Alexandre Chemetoff

| 06/01/2010 | 20:03 | Profession

Agrandir la photo © LeMoniteur.fr/Arnaud Duboys Fresney
Quai François-Mitterrand (2002-2005) de Nantes.

Le maître d’ouvrage regrette la situation actuelle alors que « Nantes a innové et permis le déroulement d’un très grand projet dans lequel Alexandre Chemetoff a joué un rôle essentiel et dont la réussite est reconnue à Nantes comme en France, et au-delà ».

Laurent Théry, directeur général de la Samoa (Société d'aménagement de la métropole ouest Atlantique), ne souhaite pas alimenter une polémique suite à l'indignation exprimée sur lemoniteur.fr par l'architecte-urbaniste Alexandre Chemetoff à propos de la fin de son contrat sur l'île de Nantes.
Il nous a fait part de son souhait de sortir de l'impasse actuelle et de trouver une solution négociée satisfaisante pour les deux parties.
Nous reproduisons ci-dessous sa réaction sous la forme du communiqué de presse qu'il nous a adressé.

 

"Au cours de l'année 2008, Alexandre Chemetoff a énoncé sa volonté de mettre fin à son activité de concepteur urbain du projet de l'île de Nantes, estimant que l'évolution du projet n'était pas conforme à ses propres orientations.
Dans un courrier, il a même affirmé : "le plan guide est en grève" et a cessé de son fait les missions de conception du projet d'ensemble (la dernière version du plan guide date d'octobre 2008) et d'accompagnement des projets immobiliers tout en poursuivant les missions en cours sur les chantiers d'espace public.
Selon Alexandre Chemetoff, plusieurs sujets étaient en cause, le plus important étant - comme il l'indique - le choix d'implanter le futur CHU dans son ensemble sur l'île de Nantes.
Ce choix relève de la puissance publique, c'est une décision politique de l'Etat, de la Communauté urbaine et du CHU lui même. Les acteurs spécifiques du projet de l'île de Nantes, maîtrise d'ouvrage (Samoa) comme maîtrise d'œuvre (AIN) ont à s'y conformer en recherchant la meilleure intégration urbaine d'un choix aussi stratégique.
Devant son refus, nous avons alors engagé un débat entre la Samoa et l'Atelier de l'Ile de Nantes (cabinet d'Alexandre Chemetoff) pour mettre au point une convention de conclusion de l'ensemble des missions d'un contrat qui arrivait son échéance normale, en 2009.
A notre regret ces échanges n'ont pu aboutir dans un cadre conventionnel, Alexandre Chemetoff voulant conserver la maîtrise d'œuvre des espaces publics inscrits dans le contrat initial quelle que soit leur date de réalisation. Nous avons alors dû procéder à la résiliation de son contrat.
Ceci est d'autant plus regrettable que ce contrat a constitué un événement important dans l'évolution des projets urbains en France par son ampleur (10 millions d'euros sur 10 ans, soit 1 million d'honoraires par an) et par l'étendue des missions confiées par une ville à un concepteur urbain.
En 1999, Nantes a innové et permis le déroulement d'un très grand projet dans lequel Alexandre Chemetoff a joué un rôle essentiel et dont la réussite est reconnue à Nantes comme en France, et au-delà.
En 2009 le projet de l'île de Nantes est loin d'être terminé. De nouveaux enjeux stratégiques vont se développer depuis le quartier de la création jusqu'à l'accueil du nouveau CHU et l'urbanisation du grand quartier du sud-ouest.
Cette nouvelle ambition va se traduire notamment par le choix d'un nouveau concepteur urbain. Le lancement de l'appel à candidature sera proposé au prochain conseil d'administration de la Samoa en janvier 2010.
En tout état de cause la porte de la Samoa reste ouverte à Alexandre Chemetoff pour trouver une conclusion heureuse d'une coopération sur dix ans dont chacun devrait se féliciter.
Laurent Théry
Directeur général de la Samoa"

 

 

Vos réactions

  • Anonyme | 07/01/2010 - 12:53

    C'est évidemment un peu court et visiblement empreint de la "lassitude" d'une fin de coopération décennale.Celà peut arriver.Les hommes restent des hommes.Ce qui est choquant et n'est pas abordé loyalement,c'est le problème de l'intégration du CHU dans le projet.Se draper derrière l'État et la direction du CHU pour se dédouaner,relève d'un manque de courage qui rend suspecte la décision.La Ville de NANTES reste maître de son urbanisme et peut imposer au ministère de la santé,comme au CHU et tout autre maître d'Ouvrage,le respect du Plan Directeur.Nous savons que la moindre faille dans ce respect peut remettre en cause le résultat d'ensemble et ouvrir la porte à toute autre dérogation. Il serait certainement utile, pour tous, qu'un avis extérieur soit apporté pour que l'information perde son ambiguité.

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