Point de vue

Patrick Colombier (Syndicat de l’Architecture) : « Non, les architectes ne sont pas des voleurs »

Patrick Colombier, Président du Syndicat de l'Architecture | 30/10/2009 | 16:59 | Profession

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Patrick Colombier, président du Syndicat de l'Architecture.

2 commentaires

Suite à la publication de notre article « Maîtrise d’oeuvre et conseil : la CICF lance une opération vérité sur les prix », Patrick Colombier, président du Syndicat de l’Architecture a souhaité réagir. Voici sa réponse.

Si on peut suivre la CICF sur son constat de la baisse de la rémunération de la maîtrise d'oeuvre bâtiment par le double effet de la baisse des prix et de la diminution des taux, si on ne peut être que d'accord sur un mode d'évaluation du travail de maîtrise d'oeuvre autre que le pourcentage, la chute de l'article , le "Focus" de François Amblard qui semble traiter les architectes de voleurs est particulièrement inadmissible.

Les architectes qui assument dans la plupart des cas le rôle de mandataire de l'équipe de maîtrise d'oeuvre consacrent tant au niveau des études qu'à celui du chantier un nombre d'heures de travail qui n'a rien à voir avec celui des ingénieurs et autres économistes.
François Amblard aurait été mieux inspiré de se rapprocher des organisations représentatives des architectes pour mener une action cohérente plutôt que d'étaler sur la place publique des différends qui au demeurant n'existent peut être qu'avec les adhérents de la CICF.
Les échos que nous avons des architectes pointent les difficultés qu'ils rencontrent avec nombre de bureaux d'études techniques quant au contenu de leurs prestations et du manque de rigueur dans le respect des délais.

Quant au projet "d'assister la maîtrise d'ouvrage dans ses choix de rémunération de la maîtrise d'œuvre", je considère qu'il s'agirait là d'une entreprise de délation que nous ne manquerions pas de poursuivre.
Je rappellerai pour mémoire que le combat de la CICF contre les PPP aura été de bien courte durée et que la situation des ingénieurs conseils, comme celle de la plupart des architectes est directement liée à un refus de combat commun pour préserver la compétence pourtant bien réelle des petites structures de la maîtrise d'oeuvre.

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Patrick Colombier, Président du Syndicat de l'Architecture | Source LE MONITEUR.FR

 
  • Xavier Rodriguez |
    Commentaire Bravo et merci à M. Colombier pour son courage et la limpidité du message. il a entièrement raison en ce qui concerne les revenus des petites structures si on rapporte le gain au temps passer et au rôle d’assistance à maitrise d’ouvrage qu’ils assument en permanance, le revenu ce rapproche de façon inquiétante de celui du smicart une fois déduite les charges courantes de fonctionnement et de formation quant on sait que notre responsabilité est engagée sur 30 ans, ça fait réfléchir sur l’avenir des architectes.
  • Michel François Duc |

    Ingénieur en coordination et économiste

    Je prends la citation…des ingénieurs et autres économistes pour un affront car ces derniers font partie de l’équipe de maitrise d’oeuvre dont on ne saurait se séparer. De fait les honoraires en rémunération partagée se traitent aux alentours de 60/40, 60% pour les pièces graphiques et 40% pour les pièces écrites et le suivi de chantier. C’est une preuve de reconnaissance… Quant au choix d’assister la maitrise d’ouvrage dans ses choix de rémunération de la maitrise d’oeuvre, cela reviendrait à faire de la programation pour obtenir une prétention à un contrat de maitrise d’oeuvre. Contraire à une certaine déontologie qui nous anime tous.

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