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La FFB très circonspecte sur la conjoncture

FV | 02/04/2009 | 17:00 | Conjoncture

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Logements en construction Lille

Didier Ridoret a maintenu ses prévisions de début d’année sur l’activité, qui devrait reculer de 4% en volume, mais adouci un peu celles portant sur les effectifs : 20.000 emplois seraient perdus, dont la moitié d’intérimaires, et non plus 25 à 30.000 comme redouté en janvier.

Didier Ridoret, le président de la FFB, s’est montré très circonspect sur la conjoncture du bâtiment, qui « ne pourra éviter l’entrée dans la crise » et connaîtra « un trou d’air dans les prochains mois ».
Au cours d’une conférence de presse, il a maintenu ses prévisions de début d’année sur l’activité, qui devrait reculer de 4% en volume, mais adouci un peu celles portant sur les effectifs : 20.000 emplois seraient perdus, dont la moitié d’intérimaires, et non plus 25 à 20.000 comme redouté en janvier.
Le niveau élevé des carnets de commandes (5,6 mois) a permis en effet de maintenir l’activité, l’intérim jouant son traditionnel d’ajustement sur les effectifs. Les moyens «sont au rendez-vous », a reconnu le président de la FFB. De même, les acteurs font preuve de volontarisme, même si les élus se montrent déstabilisés par la réforme de la taxe professionnelle.

Inquiétudes

Mais Didier Ridoret s’est inquiété que les effets de la relance se fassent sentir « trop tardivement pour éviter les baisses d’effectifs ». « Il faut absolument qu’à la rentrée (NDLR : de septembre) les entreprises puissent avoir des travaux à réaliser », a-t-il souligné à propos de l’opération « 1000 projets » de Patrick Devedjian. La prévision de – 4% d’activité est d’ailleurs assujettie à cette condition.
Parmi les facteurs d’inquiétudes, il a cité la réforme du zonage de l’amortissement de Robien, l’incertitude lié au retard des décisions sur les délais de paiement qui laissent les entreprises « dans une zone grise » et l’assurance-crédit. Plus précisément, il a reconnu que les entreprises baissent les prix pour remporter des commandes : les écarts de prix vont jusqu’à – 25% voire plus, selon lui. Les maîtres d’ouvrage publics ont d’ailleurs été « incités à la modération et à la raison ». « Nous n’avons pas les marges pour pratiquer du – 25% », a assuré Didier Ridoret qui a chiffré à 4,8% le résultat net/chiffre d’affaires du bâtiment. La baisse des prix serait facteur de relance, a-t-il reconnu, mais « on voudrait que ça se fasse sans trop de casse pour les entreprises ». Quant à mesurer l’effet du programme de remise à niveau énergétique du parc de logements existants, la FFB se montre assez prudente.

FV | Source LE MONITEUR HEBDO