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LGV Lyon-Turin: finalisation de l’accord entre la France et l’Italie

| 20/12/2011 | 18:20 | Transport et infrastructures

L’accord porte sur le financement de la première phase de la ligne ferroviaire à grande vitesse d’un montant de 8,2 milliards d’euros, ont annoncé les autorités italiennes mardi 20 décembre.

"Le nouvel accord qui définit les conditions de la réalisation et de l'exploitation de la ligne à grande vitesse, dont la valeur est de 8,2 milliards, a été trouvé dans le cadre de la commission intergouvernementale italo-française", ont indiqué dans un communiqué mardi 20 décembre les services du commissaire gouvernemental italien en charge du projet de LGV Lyon-Turin.

Cet accord, dont les grandes lignes avaient été trouvées fin septembre par les deux pays afin de ne pas perdre des financements européens, prévoit que l'Italie assumera 57,9% du financement de cette première phase de la portion transfrontalière de la ligne (qui ne comprend donc pas les parties purement française ou italienne) et la France 42,1%. Le coût total de la ligne est estimé à près de 20 milliards d'euros, dont une partie est financée par l'Union européenne.

Cette première phase comprend le creusement du tunnel de 57 km de long à la base du massif et la construction des gares de Suse en Italie et de Saint-Jean de Maurienne en France. Selon les autorités italiennes, "les principaux travaux débuteront en 2013" avec le creusement du tunnel de base "et dureront environ dix ans".  Le creusement d'un deuxième tunnel de 19 kilomètres côté italien, prévu initialement, n'interviendra que dans le cadre d'une deuxième phase dont la date n'a pas été définie.

L'accord signé mardi prévoit en outre la constitution d'une société paritaire franco-italienne pour gérer le projet. Sa direction opérationnelle sera à Turin et son siège légal à Chambéry.

Projet stratégique pour le réseau européen, cette ligne, qui suscite en revanche la vive opposition d'une partie de la population dans la vallée de Suse en Italie, permettra de retirer de la route environ 700.000 camions par an et de raccourcir le trajet Paris-Milan à un peu plus de 4 heures contre 7 actuellement.

Cet accord devra maintenant être ratifié par les parlements des deux pays. Le ministre français des Transports Thierry Mariani avait indiqué la semaine dernière qu'il pourrait être présenté au Parlement français "au tout début de l'année prochaine".