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LGV Le Mans-Rennes: l’AFITF donne son feu vert au financement

| 24/06/2011 | 14:35 | Transport et infrastructures

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Le tracé de la LGV Le Mans-Rennes

Le conseil d’administration de l’Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF) a approuvé sa contribution à la ligne à grande vitesse Bretagne-Pays de Loire (BPL), qui lui coûtera 2,15 milliards d’euros d’ici 2036, a annoncé l’organisme vendredi 24 juin.

Le conseil d'administration de l'Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF) a donné jeudi 23 juin au soir, son feu vert à Dominique Perben, son tout nouveau président, pour la signature de la convention de financement et de réalisation de la LGV BPL, entre Le Mans et Rennes, ainsi que pour la "virgule" dite de Sablé-sur-Sarthe qui appartient au même projet.

Selon Réseau ferré de France (RFF), l'exploitant du réseau, cette signature devrait intervenir "dans les toutes prochaines semaines".
L'engagement total de l'AFITF sur cette LGV sera de 2,15 milliards d'euros.

Quelque 950 millions seront affectés aux travaux d'infrastructure, le solde correspondant aux frais financiers liés au montage du partenariat public privé (PPP) et aux loyers qui devront être acquittés entre la mise en service prévue en 2016 et 2036, pour échelonner dans le temps la part publique.

RFF a annoncé mi-avril l'attribution définitive du contrat de PPP de 25 ans, d'un montant de 3,4 milliards, au groupe français de BTP Eiffage. La "virgule" de Sablé, un tronçon de 4 km, devrait coûter 36 millions supplémentaires.

Ces 214 km de ligne nouvelle, dont 182 de LGV, permettront de gagner 37 mn sur les liaisons entre Paris et Rennes, pour passer sous 1h30 de trajet, ou encore de réduire de 22 mn un Paris-Laval.
Ce PPP "permet de mobiliser immédiatement un financement privé important, non seulement couvrant la part de l'investissement équilibrée par des recettes futures, mais permettant également un échelonnement dans le temps de la part publique, puisque les paiements de l'AFITF pour le compte de l'État s'étendront jusqu'en 2036", a précisé l'organisme.

FOCUS

Bordeaux-Espagne et Bordeaux-Toulouse : le tracé se précise

Les axes Bordeaux-Espagne et Bordeaux-Toulouse sont le prolongement de la LGV Sud-Est Atlantique Tours-Bordeaux, dont le contrat de concession entre RFF et le groupe de bâtiments et travaux publics Vinci a été arrêté le 16 juin et dont la mise en service est prévue en 2017 pour mettre Bordeaux à deux heures de Paris.
Un rapport du Conseil général de l'Environnement et du Développement durable (CGEDD), présenté mardi 21 juin à Bayonne, a conclu à la nécessité de réaliser ces lignes à grande vitesse pour faire face à une saturation du réseau ferré en 2030-2035. Jeudi 23 juin, c'est le tracé préférentiel de ces lignes qui a été approuvé par le Comité de Pilotage des Grands Projets du Sud-Ouest, réuni à Bordeaux en présence des Présidents de Régions, Martin Malvy et Alain Rousset.
"C'est une étape décisive, mais pas l'étape définitive, la quasi totalité du tracé a été validée par le comité de pilotage" a expliqué le préfet coordonnateur. Après l'approbation du fuseau des 1000 mètres en septembre dernier, et de nombreuses réunions publiques, quatre secteurs font encore l'objet de discussion, notamment sur les passages en tunnel : deux en pays basque, au niveau de la frontière, un en Lot et Garonne au sud d'Agen et l'autre à Auvillar (Tarn et Garonne). Prochaine étape : décembre prochain, où le comité de pilotage devrait approuver l'ensemble du tracé.