Actualité
Liaison CDG Express: pour Vinci il n’y a « pas de date limite pour la décision » de sa réalisation
LeMoniteur.fr | 04/03/2010 | 18:57 | Transport et infrastructures
Vinci était le seul candidat en lice pour réaliser et exploiter cette liaison ferroviaire directe, d’une longueur totale de 32 kilomètres, entre la Gare de l’Est à Paris et l’aéroport Charles-de-Gaulle à Roissy (Val d’Oise). 7,2 millions de voyageurs par an sont attendus au début de l’exploitation et environ 10 millions à long terme (2030-2050).
Vinci avait remis en novembre dernier au ministère de l'Ecologie, son offre finale pour la réalisation et l'exploitation de cette liaison express Paris - Roissy. Le gouvernement devait établir un contrat de concession, qui, après le passage devant le Conseil d'Etat, devait être originellement signé au début 2010. Mais les discussions de Vinci avec les pouvoirs publics continuent en raison de la modification des paramètres économiques depuis la crise, notamment la baisse du nombre de passagers aériens.
Xavier Huillard, directeur général du groupe a donc tenu à rassurer jeudi 4 mars : il n'existe "pas de date limite pour la décision" de la réalisation de la liaison CDG Express. "Il n'y a pas de date limite. Un point essentiel concerne les interventions qui vont être effectuées bientôt sous la piste 2 de l'aéroport CDG", a déclaré M. Huillard. Mais il a aussitôt ajouté : "Je ne vous dis pas que cette opération se fera", a ajouté M. Huillard.
Opération risquée ?
Vinci était le seul candidat en lice pour réaliser et exploiter cette liaison ferroviaire directe, d'une longueur totale de 32 kilomètres, entre la Gare de l'Est à Paris et l'aéroport Charles-de-Gaulle à Roissy (Val d'Oise).
7,2 millions de voyageurs par an sont attendus au début de l'exploitation et environ 10 millions à long terme (2030-2050). L'aéroport Charles de Gaulle est le deuxième aéroport européen en terme de de passagers.
De nombreux experts jugent cette réalisation risquée pour le concessionnaire, dans la mesure où elle doit se faire sans subvention publique, mais où les trains du CDG Express seront obligatoirement tirés par des locomotives SNCF.
Cette liaison doit être en outre en concurrence avec le RER B prochainement rénové et sans doute avec le métro régional voulu par Christian Blanc, le secrétaire d'Etat au Développement de la région capitale.
"Les projets du Grand Paris ne concurrencent pas directement cette ligne", a estimé M. Huillard.