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LGV Montpellier-Perpignan: l’opportunité reconnue, une ligne mixte préférée

LeMoniteur.fr | 08/09/2009 | 17:23 | Transport et infrastructures

La création d’une ligne à grande vitesse et mixte – permettant la circulation de trains de voyageurs et de fret – sont les deux points principaux qui émergent du débat public organisé sur le projet de ligne nouvelle entre Montpellier et Perpignan.

L'opportunité d'une seconde ligne entre ces deux villes a été reconnue à la quasi unanimité des intervenants, selon le rapport de la Commission nationale de débat public, présidée par Philippe Deslandes, et présenté mardi 8 septembre à Montpellier.
Par ailleurs, "les scénarios mixtes (voyageurs-fret) ont davantage convaincu", a dit M. Deslandes.
Lors du lancement du débat public, en mars, Réseau Ferré de France (RFF) avait proposé deux scenario mixtes pour relier Montpellier à Perpignan, chaînon manquant sur l'axe à grande vitesse Amsterdam-Barcelone-Séville.
Dans le premier, RFF proposait une ligne permettant aux trains de voyageurs de circuler à 220 km/h et ceux de fret à 120 km/h. Son coût est estimé à 4,4 milliards d'euros (valeur octobre 2008).
Le temps gagné sur le trajet (1 heure 1/2 actuellement) entre les deux villes distantes de 150 km environ serait de 35 minutes.
Ce scenario "rallie les militants écologistes, les syndicats et une partie du public", souligne le rapport.
Autre scenario: une ligne permettant aux trains de voyageurs de circuler à 300 km/h et ceux de fret à 120 km. Le gain de temps serait de 45 minutes.
Malgré son coût - 5,9 MDE - ce scenario a les faveurs d'une grande partie des élus et des responsables professionnels (chambres de commerce et d'industrie notamment). Selon les arguments couramment avancés par ses partisans, "c'est le scenario de l'avenir", combinant exigence de développement durable et gage de concurrence accrue face à l'avion.
Deux autres scenarios avaient été proposés par RFF: une ligne nouvelle entièrement dédiée au trafic voyageurs, et un doublement partiel de la ligne existante.
Il appartient dorénavant à RFF de prendre sa décision, son Conseil d'administration devant se réunir avant le 3 décembre.
Si la poursuite du projet était actée, les études seraient lancées à partir de 2010, pour une déclaration d'utilité publique envisagée en 2015 et une mise en service de la ligne à l'horizon 2020.

 

LeMoniteur.fr | Source AFP