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Infrastructures : l’Afitf adopte 20 conventions de financement

Thais Brouck | 22/03/2012 | 18:12 | Transport et infrastructures

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Le tracé de la LGV Nîmes-Montpellier

L’Agence de financement des infrastructures de France (Afitf), réunie en conseil d’administration le 22 mars, a adopté son bilan 2011, modifié son budget 2012 et adopté une vingtaine de conventions de financement. Trois ont trait à la réalisation du contournement ferroviaire de Nîmes-Montpellier.

L’année 2011 a été marquée par le haut niveau d'engagement de l'Agence (plus de 9 milliards d'euros), surtout à cause de trois dossiers majeurs : la LGV Sud-Europe-Atlantique (Tours-Bordeaux), la LGV Bretagne-Pays de Loire (Le Mans-Rennes) et le contrat de partenariat de l'écotaxe poids-lourds.

Pour 2012, les crédits de paiement sont portés à 2,28  milliards, en hausse de 168 millions « pour faire face aux échéances des projets en cours », indique l’Afitf dans un communiqué. Ses engagements sont portés à 7,86 milliards, en progression de 2,65 milliards afin d’intégrer le report sur 2012 du projet de contournement de Nîmes-Montpellier (CNM), en contrat de partenariat.

 Le principal dossier de financement sur lequel a délibéré le conseil d'administration concerne d’ailleurs ce projet, pour lequel, au travers d'un accord cadre et de trois conventions financières, l'Afitf engagera 2,37 milliards d’ici à 2037. Première ligne mixte (grande vitesse voyageur et fret), le projet CNM s'accompagne d'une modernisation de la ligne classique, de raccordements importants et de deux nouvelles gares de voyageurs : Montpellier- Odysseum et Nîmes-Manduel.

Les autres conventions financières adoptées représentent un engagement cumulé de 345 millions et concernent :

-  le mode ferroviaire avec la poursuite de la préparation de la ligne Lyon-Turin, le projet de contournement fret de l'agglomération lyonnaise (CFAL), les aménagements nécessaires aux autoroutes ferroviaires, et enfin l'engagement national pour le fret ferroviaire (pour faciliter la mise en place d'opérateurs ferroviaires de proximité) ;

-  le mode fluvial, avec la poursuite de la préparation du projet de canal Seine-nord-Europe ;

-  les transports collectifs, avec le financement des projets de bus à haut niveau de service du Grand Chalon et de Grand Poitiers ;

-  la poursuite du volet transports du plan exceptionnel d'investissement (PEI) pour la Corse ;

-  enfin le mode routier, avec le financement d'une tranche de travaux de mise en sécurité de la Route centrale Europe Atlantique (RCEA), du projet de grand contournement ouest de Strasbourg (A 355) et de la première tranche de la nouvelle route du littoral entre St Denis et la Possession à la Réunion.

 

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