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Vinci lauréat de la LGV Tours-Bordeaux
LeMoniteur.fr avec Bertrand Escolin, bureau de Bordeaux | 30/03/2010 | 12:07 | Transport et infrastructures
Réseau ferré de France a annoncé mardi 30 mars avoir attribué au groupe BTP (associé à la Caisse des dépôts et Axa) la concession pour la construction et l’exploitation de la ligne de train à grande vitesse Tours-Bordeaux pour 7,2 milliards d’euros.
Le 29 mars, c'est finalement le groupement Vinci, associé à la Caisse des Dépôts et à AXA, qui a été retenu par RFF pour la concession de la ligne à grande vitesse (LGV) Tours-Bordeaux. Les trois majors du BTP (Bouygues, Eiffage et Vinci) étaient en lice et avaient remis mi-décembre dernier leurs offres définitives à RFF. Avec plus de 340 km de lignes nouvelles, dont 302 km en grande vitesse, il s'agit du plus grand projet ferroviaire européen. Premier maillon du projet Sud Europe-Atlantique, il va permettre de relier Paris à Bordeaux en 2h d'ici à fin 2016. Mais il sera également prolongé d'ici à 2020 vers Toulouse, l'Espagne et pour une quatrième branche entre Poitiers et Limoges.
Un des plus grands chantiers de TP du monde
Pour cette partie Tours-Bordeaux, l'investissement s'élève à 7,2 milliards d'euros. C'est l'un des plus grands chantiers de travaux publics au monde : 302 km de lignes à grande vitesse, 40 km de raccordements, 3.300 ha d'emprises, 46 millions de m³ déblais et 30 millions de m3 de remblais. Les ouvrages d'art ne manqueront pas avec 415 ponts prévus dont 10 km de viaducs et 240 ouvrages hydrauliques. Au total, le chantier devrait générer la création de 60.000 emplois sur la durée des travaux. Hubert du Mesnil, président de RFF qui présentait récemment à Bordeaux le projet devant les acteurs économiques aquitains et poitevins, le qualifiait de «plus important projet de concession d'infrastructure de transport en Europe» . Il sera donc également «chantier exemplaire en matière de développement durable».
Concession
Le contrat pour cette nouvelle ligne sera attribué sous la forme d'une concession: le candidat retenu devra la construire, en financer la moitié et l'exploiter pendant une durée qui pourrait dépasser 35 ans.
La part publique (50% des 7,2 milliards d'euros) sera pour moitié prise en charge par 58 collectivités locales et pour moitié par l'Etat.
Bouygues, Eiffage et Vinci sont également intéressés par la construction de la nouvelle ligne Le Mans-Rennes (182 km et 32 km de raccordements), estimée à 3,4 milliards d'euros, et du contournement de Nîmes et Montpellier (80 km avec les raccordements, 1,6 milliard d'euros). Ces trois projets sont les plus avancés du programme de construction de 2.000 km de lignes qui doivent être lancés d'ici à 2020, selon la loi Grenelle 1 adoptée dans la foulée du Grenelle de l'environnement.