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Autoroute A831: le gouvernement se prononcera dans quelques mois
LeMoniteur.fr | 04/02/2010 | 18:51 | Transport et infrastructures
Le gouvernement se prononcera dans quelques mois sur la suite à donner au projet controversé d’autoroute A831 qui doit relier Fontenay-le-Comte (Vendée) à Rochefort (Charente-Maritime) en traversant des zones de marais sensibles, a indiqué jeudi 4 février au Sénat le secrétaire d’Etat au Logement et à l’Urbanisme Benoist Apparu.
"Ce projet traverse des marais remarquables, comme le Marais poitevin et le Marais de Rochefort. Il doit donc être absolument exemplaire sur le plan environnemental", a souligné Benoist Apparu, qui répondait à la place du ministre de l'Ecologie Jean-Louis Borloo à une question du sénateur Bruno Retailleau (non inscrit, Vendée). Il a ajouté que le gouvernement veillait "à ce que la biodiversité (...) soit une vraie priorité dans la conception même du projet". Le travail accompli jusqu'à maintenant "a permis de confirmer l'effet (...) non dommageable du projet", qui a été approuvé par l'Europe, a-t-il ajouté.
"Mais nous souhaitons aller encore plus loin et être plus exemplaires encore sur ce projet", a poursuivi le ministre, ajoutant que "cette autoroute doit s'insérer résolument dans la démarche de reconquête des marais et y contribuer par exemple par l'acquisition de surfaces complémentaires pour les transformer en nouvelles zones humides".
Le gouvernement a ainsi confié une étude d'impact supplémentaire à la Ligue de protection des oiseaux (LPO). "Cette démarche très innovante et exemplaire devra aboutir pour le 1er semestre 2010, et c'est à partir de là que l'Etat se positionnera."
"Nous sommes évidemment favorables à la poursuite de ce projet-là sous réserve bien évidemment du respect des contraintes environnementales", a conclu Benoist Apparu.
Longue de 64 km, l'A831 est un maillon de l'"autoroute des estuaires" qui doit raccourcir nettement le parcours entre Nantes et Bordeaux. Elle a été déclarée d'utilité publique en 2005.
Très attendue par de nombreux élus locaux, elle est décriée par des associations de défense de l'environnement, car elle doit traverser des zones inondables sensibles.