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Nouveau stade Jean-Bouin: bientôt la ligne d’arrivée?

Adrien Pouthier | 18/01/2010 | 15:53 | Transport et infrastructures

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Jean Bouin à Stockholm en 1912, battu par le Finlandais Kolehmainen

Les rebondissements sans fin autour de la future construction d’un stade ultra-moderne à l’emplacement de l’actuel Jean-Bouin dans le 16e arrondissement de Paris pourraient bien s’être arrêtés lundi 18 janvier. Le Tribunal Administratif a en effet rejeté la suspension de la résiliation de la concession du PJB et autorisé la Mairie de Paris à reprendre la concession en régie directe. Plus rien ne semble s’opposer à la construction de la nouvelle enceinte voulue par la Ville.

Lors des Jeux Olympiques de Stockholm en 1912, Jean Bouin, coureur de fond sans égal et détenteur du record du monde du 5000 mètres dispute la finale de "son" épreuve. À 400 mètres de l'arrivée, alors qu'il a mené toute la course, il accélère et tente de lâcher le Finlandais Hannes Kolehmainen, mais celui-ci le coiffe sur le fil pour 2/10 (14 min 36 s 6/10) au terme d'un dernier virage d'anthologie. Les péripéties autour de la future enceinte sportive de Paris qui portera son nom, ressemblent fort à cette grande course de Jean Bouin, avec dans le rôle du vainqueur finlandais la Mairie de Paris et dans le rôle de Bouin... l'association Paris Jean Bouin CASG. Résumé des épisodes précédents.

Le Conseil de Paris avait autorisé le 23 novembre 2008 le maire de Paris à résilier la convention d'occupation du domaine public du stade Jean Bouin dont bénéficiait l'association Paris Jean Bouin CASG. Une résiliation qui devait permettre la démolition puis la reconstruction du stade de rugby, situé à l'intérieur du stade Jean Bouin, où joue l'équipe du Stade Français, dont le principe avait été approuvé par le conseil de Paris les 12 et 13 février 2007. Une reconstruction ambitieuse (20.000 places pour un coût total de 146 millions d'euros) dont le projet avait été confié à l'architecte Rudy Ricciotti mais peu du gôut des associations de riverains, de la Mairie du 16e arrondissement et surtout de l'association Paris Jean Bouin CASG forcée de se délocalisée. La passe d'armes a alors débuté.

 

Jean Bouin en tête dans le dernier virage...

Premier espoir pour l'association : le tribunal administratif de Paris  annulait d'abord le 18 décembre dernier cette délibération en raison de l'insuffisance de l'information donnée aux élus lors de son vote. Mais la ville de Paris faisait aussitôt fait appel. Sans attendre la décision finale du Tribunal administratif, l'association Paris Jean Bouin CASG proposait son propre projet. Proche de la formule conçue pour la candidature infructueuse de Paris aux JO de 2012, il prévoyait de faire avec la Fédération française de tennis (FFT) un nouveau stade de 15.000 places, à la place de l'actuel stade de rugby, avec un toit rétractable, qui servirait au tennis pendant Roland-Garros (mai-juin). La piste d'athlétisme serait maintenue ainsi que l'accueil des 4.500 scolaires qui l'utilisent.

 

...mais battu

Malheureusement, le même jour, le Tribunal administratif a rendu sa décision qui pourrait bien ruiner les espoirs de l'association. La résiliation de la concession du stade Jean Bouin prendra effet mardi 19 janvier à minuit. Selon la ville de Paris, qui avait signé une convention d'une durée de 20 ans avec cette association en août 2004, le juge des référés a considéré qu'aucun moyen sérieux n'était de nature à justifier la suspension de la résiliation.
La mairie de Paris va donc reprendre en régie directe le stade Jean Bouin à partir du mercredi 20 en autorisant cependant l'association Paris Jean Bouin CASG à se maintenir dans les lieux jusqu'au 8 février, date à laquelle elle devrait bénéficier d'une autorisation d'occupation temporaire, jusqu'à la désignation d'un nouveau concessionnaire pour la partie non rugby de Jean Bouin.
"Dans l'attente de la désignation d'un titulaire de la concession, des autorisations d'occupation temporaire seront soumises au conseil de Paris du 8 février 2010 au bénéfice du club Paris Jean Bouin, du Stade Français rugby, du team Lagardère et des autres occupants actuels du site", avait annoncé la mairie le 11 décembre. Ces autorisations vaudront pour les "locaux nécessaires à leur activité" et "la ville leur accordera des créneaux pour l'utilisation des équipements sportifs". Mais après...

 

 

 

 

 

 

 

Adrien Pouthier | Source LE MONITEUR.FR

 
 

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