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La CNL dénonce une augmentation des loyers de 2% en 2010 dans les HLM, l’USH conteste
AP | 10/03/2010 | 17:24 | Logement
La Confédération Nationale du Logement (CNL), la plus importante association de locataires, a dénoncé mercredi 10 mars une augmentation moyenne de 2% des loyers dans les HLM en 2010 et réclame au gouvernement de décréter, à cause de la crise économique, un gel de l’ensemble des loyers. L’Union sociale pour l’habitat, organisation qui regroupe les 800 organismes HLM, a immédiatement contesté ce chiffre.
La hausse moyenne des loyers en 2010, votée par les organismes HLM, serait en moyenne de 1,97% par rapport à 2009, selon une enquête effectuée sur un peu plus de 1,3 million de logements, soit près de 30% du parc HLM, rendue publique par la CNL après sa parution dans Le Parisien.
Pour la CNL, près des deux tiers des organismes HLM n'ont pas respecté la recommandation du gouvernement de ne pas pratiquer des hausses supérieures à 1% en 2010. "En raison du désengagement financier de l'Etat, les organismes n'ont pas d'autres moyens que d'aller chercher de l'argent dans la poche des locataires HLM pour financer les travaux de réhabilitation", a déclaré Serge Incerti-Formentini, président de la CNL. "Cette recommandation était une épée de bois. En raison de la crise économique il faut que le gouvernement décrète un gel des loyers, aussi bien dans le secteur privé que pour les HLM, pour l'année 2010", réclame le président de la CNL.
L'USH conteste
"Cette évaluation, qui se fonde sur un échantillon de 136 bailleurs sociaux, soit 28% seulement du parc de logements, ne saurait être généralisée à l'ensemble des organismes", affirme de son côté l'USH. Pour "la seule famille des offices publics de l'habitat (OPH, 276 organismes dont 78% ont répondu à une enquête) l'augmentation moyenne pour 2010 est de 1,3%, voisine de l'inflation au moment des délibérations des conseils d'admnistration, très en deçà de l'estimation (2,9%) de l'étude de la CNL" pour ces organismes.
"Dans un contexte difficile marqué par la disparition de la Palulos (Prime à l'amélioration des logements à usage locatif), les organismes HLM se voient contraints, pour engager les rénovations lourdes mais nécessaire de leur patrimoine, de pallier le désengagement de l'Etat à travers, notamment, une augmentation maîtrisée des loyers", a expliqué Pierre Quercy, délégué général de l'USH.
De son côté le secrétaire d'Etat Benoist Apparu souligne que "sans remettre en cause cette enquête, elle ne porte que sur 28% du parc".
M. Apparu rappelle que "si les hausses sont abusives ou injustifiées, le préfet (du département concerné, ndlr) demande une deuxième délibération à l'organisme HLM" qui peut alors confirmer ou infirmer l'augmentation votée.