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Benoist Apparu se prononce contre un moratoire sur les expulsions locatives

| 05/03/2010 | 18:37 | Logement

Le secrétaire d’Etat au Logement, s’est déclaré mercredi « contre un moratoire » sur les expulsions locatives, qui vont pourvoir reprendre le 15 mars après la trêve hivernale, afin de ne pas échauder les propriétaires.

"Je suis défavorable à un moratoire parce que je crois que c'est un contre-signal adressé à l'ensemble des propriétaires français", a affirmé M. Apparu sur France Info en réponse à une demande des associations d'aide aux personnes sans abri et mal logées (Emmaüs, Fondation abbé Pierre, ATD Quart Monde, etc.).

Le gouvernement cherche "à pouvoir mobiliser des logements du parc privé pour les mettre en location pour ceux qui ont le plus de difficultés à se loger: si le signal qu'on envoie c'est "plus d'expulsions et si votre locataire ne paie pas vous ne pourrez pas récupérer votre logement", je pense que ça risque de restreindre l'offre de logements mis sur le marché", a-t-il expliqué.
"Je suis donc contre ce moratoire", a-t-il dit.

Les associations prônent précisément une "suspension temporaire des expulsions locatives pour les personnes de bonne foi avec dédommagement des propriétaires". Elles s'inquiètent de la conjugaison de la crise du logement avec la crise économique, alors qu'un million de chômeurs arriveront en fin de droits en 2010.

Le secrétaire d'Etat a par ailleurs "réaffirmé la décision du gouvernement de l'année dernière (un engagement de l'ancienne ministre du Logement Christine Boutin, ndlr)" à savoir "pas d'expulsion sans solution de remplacement".
Dès qu'une expulsion est réalisée, "ça veut dire que le préfet a, avant, prévu une solution d'hébergement pour que la famille ne se retrouve pas à la rue", a assuré M. Apparu.
"On expulse oui, mais on ne met pas les gens à la rue, ce serait évidemment totalement stupide de le faire. Il faut que les préfets prévoient des solutions d'hébergement, de relogement pourquoi pas, mais surtout d'hébergement", a-t-il conclu.

 

 

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