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« Il ne faut pas abandonner la rénovation urbaine », le message de Jean-Luc Berho, vice-président de l’Uesl (1% Logement)

Propos recueillis par Françoise Vaysse | 08/06/2009 | 16:42 | Logement

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Jean-Luc Berho (à g.), vice-président de l’Uesl, secrétaire confédéral de la CFDT

Les journées nationales d’échange des acteurs de la rénovation urbaine ont lieu ces 8 et 9 juin 2009, au Palais des congrès de Bordeaux. Jean-Luc Berho, vice-président de l’Union économique et sociale pour l’économie du logement (Uesl, fédération des organismes du 1% Logement), secrétaire confédéral de la CFDT, résume ici le propos qu’il adresse aux participants.


Dans le prolongement des éditions précédentes, ces journées permettront de mobiliser l'ensemble des acteurs: les élus et leurs équipes projet, les services de l'Etat, les bailleurs sociaux, les professionnels, les partenaires financiers et d'actions, les associations d'habitants.

Quel message allez-vous faire passer, ce mardi, aux journées nationales d'échange sur la rénovation urbaine ?
Au nom des confédérations syndicales partenaires du 1% logement, je dirai qu'il ne faut pas abandonner la rénovation urbaine. Et je demanderai clairement comment fait-on revenir l'Etat dans le financement de l'Anru? Je vous rappelle, en effet que le gouvernement a cassé le principe de la parité des financements sur lequel reposait le programme de renouvellement urbain: quand le 1% mettait un euro, l'Etat mettait un euro. Désormais, le 1% se substitue pendant trois ans à l'Etat et assume la totalité du financement de l'Anru.


Quelles sont les conséquences de ce montage ?

Le compte n'y est pas. L'Anru s'est engagé à financer 12,35 milliards d'euros d'ici à 2018. Le 1% et l'Etat ont déjà mis 1 milliard chacun. Si vous y ajoutez les 770 millions d'euros que le 1% va payer pendant trois ans, vous arrivez à 4,3 milliards. Il manque 8 milliards. Ma question est simple : Qui va les mettre ? C'est celle que je poserai ce mardi à Bordeaux lors de ces journées. Les maires engagés sur les programmes de renouvellement urbains ne cessent de m'exprimer leur inquiétude chaque fois que je les rencontre.

Propos recueillis par Françoise Vaysse | Source LE MONITEUR HEBDO