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Les promoteurs favorables à la poursuite du « Scellier » même moins avantageux

| 06/07/2011 | 15:38 | Immobilier

Les promoteurs immobiliers se sont déclarés mercredi 6 juillet favorables à la poursuite après 2012 du dispositif Scellier, destiné à ceux qui achètent et louent des logements neufs pour bénéficier de réductions d’impôt, même si celui-ci doit comporter moins d’avantages fiscaux.

"Je ne suis pas opposé à ce qu'on fasse des économies et qu'on analyse les moyens pour justifier l'efficacité du dispositif Scellier", a déclaré mercredi 6 juillet Marc Pigeon, président de la Fédération des promoteurs immobilier (FPI). Une manière d'accepter les propositions du rapport Carrez sur la question. Dans son rapport sur "l'application de la loi fiscale", le rapporteur général du budget à l'Assemblée a en effet proposé, comme "principale piste de réforme", d'instaurer "une réduction d'impôt de 15% répartie sur neuf ans (soit la période de location), majorée de cinq points si la location est maintenue pendant cinq années supplémentaires dans le secteur intermédiaire".
La FPI est en revanche "en profond désaccord" avec cette disposition pour les logements intermédiaires car elle s'accompagnerait d'une baisse de 20% des plafonds des loyers applicables aux locataires. "Cela ne marchera pas", affirme M. Pigeon, qui souligne que l'Etat va de toute façon dépenser moins avec la baisse du nombre de logements vendus grâce à ce dispositif (50.000 à 55.000 prévus en 2011 contre 69.000 en 2010) et la diminution des taux des réductions d'impôts.

Dispositif coûteux

Mis en place en 2009, le dispositif ouvre droit, pour un investissement de 300.000 euros maximum, à une réduction d'impôt à des taux, selon la performance énergétique du logement, de 22% ou de 13% en 2011, portés à 18% et 9% en 2012 et majorés de cinq points par période triennale renouvelable une fois si le logement est loué dans le secteur intermédiaire.
Il s'agit, selon M. Carrez, d'un "dispositif très efficace": "170.000 logements ont été construits depuis 2009 et 75.000 de plus sont prévus d'ici au 31 décembre 2012".
Mais le dispositif est "coûteux", avec "un avantage en impôt moyen de 45.000 euros". "Le coût d'une génération de logements serait de 2,3 milliards d'euros si le dispositif était maintenu en l'état après 2012". Pour parvenir à un "dispositif stable et pérenne", il convient de le réformer en passant d'un coût de "2,3 milliards d'euros pour 60.000 logements" à un coût de "1,2 milliard pour 45.000 logements ou plus".