Actualité

Le marché de l’immobilier sud-aquitain résiste avec des signes de fragilités

Christiane Wanaverbecq (bureau de Bordeaux du Moniteur) | 13/02/2013 | 10:26 | Immobilier

Avec 1.381 ventes nettes, le marché de la promotion immobilière a bien résisté en 2012 dans le sud de l’Aquitaine. Il a baissé d’à peine 8% par rapport à 2011.

Le territoire sud-aquitain serait-il un îlot de prospérité avec un recul de - 8 % des ventes nettes de logements neufs en 2012, alors qu'au niveau national on table sur un repli de 20 % ?

Réunis le 12 février à Bayonne (Pyrénées-Atlantiques) pour présenter l'enquête réalisée par l'observatoire de l'immobilier du sud-ouest (OISO) sur l'aire urbaine de Bayonne (soit 233 000 habitants et 40 communes) en 2012, les promoteurs immobiliers ont plutôt souligné l'apparition de fragilités sur un terrioire représentant 80 % des transactions immobilières dans les Landes et les Pyrénées-Atlantiques.

Certes, les mises en vente sont en progression avec 1 894 logements en 2012 contre 1 708 en 2011 (+11%). Mais le taux de désistement des potentiels acquéreurs est plus élevé : 14 % en 2012 contre 9 % en 2011.

Les retraits de commercialisation augmentent également : 264 logements ont été retirés en 2012 de la vente contre 131 en 2011. « C'est le signe de l'extrême prudence des opérateurs. Nous constatons également des prix élevés et une offre limitée en cœur d'agglomération qui se conjuguent avec une grande pénurie de lots à bâtir en grande périphérie », précise Valéry Mescheriakoff, secrétaire de l'OISO.

L'année 2012 se caractérise aussi par une nouvelle tendance avec, pour la première fois, un nombre plus important de ventes aux occupants (55% du total des ventes), par rapport à celles aux investisseurs qui connaissent un net retrait (-11 % en 2012 ). Le nombre de logements achevés se stabilise à 5 %. Le prix de vente en 2012 reste également identique à celui constaté en 2010 et en 2011 avec un prix moyen de 3 470 euros TTC/m2 de surface habitable, hors parking.

L'OISO a également donné le stock à l'offre établi à 986 logements pour un volume de logements réservés à 1 381 logements : « L'offre représente environ 8,5 mois d'activités commerciales, ce qui est relativement faible », précise Laurent Vidal, vice-président de l'OISO.

Christiane Wanaverbecq (bureau de Bordeaux du Moniteur) | Source LE MONITEUR.FR

 

VOUS SOUHAITEZ REAGIR