Immobilier

Naissance de l’Observatoire de l’immobilier durable

L’Observatoire de l’immobilier durable (OID) a été officiellement lancé le 23 octobre. Son objectif : mettre en commun les données techniques relatives aux performances énergétiques et environnementales des bâtiments tertiaires. Sept acteurs de poids ont déjà signé. Mais il a vocation à élargir son champ d’observation.

L’Observatoire de l’immobilier durable (OID) a été lancé le 23 octobre par Altarea Cogedim, Amundi Immobilier, l’Arseg, La Française REM, Nexity, Société de la Tour Eiffel et enfin le bureau d’études Sinteo. Ce dernier joue un rôle de pilote au démarrage de l’observatoire, mais un appel d’offres sera lancé en 2013 pour que la base soit gérée par un bureau d’études externe.

Soutenue par le Plan bâtiment et l’Ademe, cette association a pour objectif de mettre en commun, de manière anonyme, des données techniques relatives aux performances énergétiques et environnementales des bâtiments tertiaires sur la base d’un référentiel unique, simple, fiable et mis à jour chaque année.  

 

Un référentiel simple

 

Le référentiel adopté repose sur les indicateurs de l’annexe environnementale (énergie, eau, déchets), et surtout sur trois grands indicateurs que sont : la performance intrinsèque du bâtiment au regard de la réglementation et des standards de marché (note de 0 à 100), la performance réelle (en kWhEP/m²) qui est la consommation mesurée ou relevée du bâtiment, et le potentiel de valorisation (en euros HT/m²), qui est une estimation statistique du niveau d’atteinte du BBC. « Le plus gros potentiel d’économies se situe sans aucun doute dans l’optimisation de la gestion. Mais le coût de la restructuration du bâti est supportable si l’on nous laisse suffisamment de temps pour le faire», explique Jean-Marc Coly, directeur général de la foncière non cotée la Française REM.

 

Un observatoire ouvert

 

« Cet observatoire permettra également d’échanger les bonnes pratiques », note Nicolas Simon, directeur général d’Amundi Immobilier. L’OID a évidemment vocation à s’ouvrir à d’autres membres pour devenir une base de données de référence indépendante permettant notamment de comparer ses bâtiments. « Il faudrait réussir à emmener le parc public, qui a fait un gros travail d’audit », a relevé Philippe Pelletier, président du Plan bâtiment.

Le premier baromètre de l’OID sera présenté lors du Salon professionnel de l’immobilier d’entreprise (Simi) en décembre prochain. Il présentera des statistiques à partir d’un échantillon de 5 millions de m² représentatif du parc tertiaire français, sur 11 typologies de bâtiments de son référentiel (7 bureaux, 3 commerces, 1 logistique). Sachant que cette année, 75% des bâtiments de bureaux se situent dans les trois classes E, F et G du diagnostic de performance énergétique (DPE).

 Voir www.o-immobilierdurable.com

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  • CYRIL LEPRETRE - Le

    Durable... comme la conductivité thermique théorique?

    J’ose espérer que l’on y prendra (enfin) en compte les causes de perte de performance thermique des isolants. Le legislateur se gargarise avec les RT successives mais la dégradation de la condustivité thermique n’a toujours pas droit à son chapitre. Même avec un RT2012 à la limite du bon sens, la GARANTIE THERMIQUE n’est toujours pas d’actualité. Il faut tout de même s’étonner de l’omerta sur le sujet. Comment se fait-il que les isolants ne garantissent toujours pas leur performance annoncée? Pire encore, cette dernière n’est pas pérenne dans le temps… -Perte de gaz par diffusion lente (environ -20% de performance) : Pas pris en compte -Coefficient de correstion applicable aux isolants enterrés (10à20% de perte) : Pas pris en compte -Ouverture (retrait) des joints de plaque = déperditions linéiques:Pas pris en compte … A quand des calculs thermiques avec un R comme objectif réel … au lieu de ne s’appuyer que sur les valeurs Acermi?
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