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Affichage environnemental : Bel’m en haut de l’échelle

Paul Falzon | 31/01/2012 | 10:31 | Industrie/Négoce

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Etiquette environnementale : établis avec l’aide du CSTB, les huit critères d’évaluation permettent d’aboutir à une note finale, sur le modèle des échelles de couleur généralisée sur les produits électroménagers.

L’industriel de la porte d’entrée fait partie des sociétés retenues pour une expérimentation sur l’étiquetage de l’impact environnemental des produits de grande consommation. Fabrication, usage, recyclage : toutes les étapes du cycle de vie font l’objet d’une évaluation.

Le spécialiste de la porte d’entrée Bel’m fait partie des 168 sociétés, tous secteurs d’activité confondus, retenues par le ministère du Développement durable pour une expérimentation sur l’affichage environnemental.
Lancée officiellement en juillet 2011, l’opération vise à « donner aux citoyens les clefs de la consommation responsable », selon les mots de Nathalie Kosciusko-Morizet : différents systèmes d’évaluation de l’impact environnemental y sont confrontés, la définition d’un modèle d’étiquetage et sa généralisation étant renvoyées à un examen au Parlement en 2013.

Pour Bel’m, c’est déjà l’occasion d’affirmer la responsabilité sociale et environnementale de la marque. « Sans attendre l’initiative gouvernementale nous avons lancé en 2010 notre propre affichage, visant à prendre en compte toutes les étapes du cycle de vie du produit », indique à Négoce François Guérin, directeur général du groupe.

 

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Pour le directeur général de Bel’m François Guérin, « l’affichage environnemental est un argument supplémentaire pour nos clients particuliers ou architectes ».



Avec l’appui du CSTB, Bel’m a retenu huit critères d’analyses de cycle de vie (ACV), répartis en trois familles : les critères concernant la fabrication (ressources et origines, consommation d’énergie, réchauffement climatique, toxicité) comptent pour 35% dans l’évaluation finale du produit ; les critères d’usage (déperdition thermique, étanchéité de l’air, affaiblissement acoustique) pour 55% ; le critère de fin de vie (recyclage), pour 10%.
« La phase la plus importante est bien celle de l’usage : une porte d’entrée est installée en moyenne pour 30 à 35 ans, ne compter que les rejets de CO² nécessaires à sa fabrication et son transport n’aurait pas de sens », détaille François Guérin.

Une fois compilés, les critères donnent une note finale : Bel’m a choisi de les présenter sous la forme d’une échelle de couleurs, popularisée sur les produits électro-ménagers et les annonces immobilières. Le système permet de comparer différents modèles et plus particulièrement les matériaux : si l’aluminium est globalement bien positionné, certains produits bois obtiennent d’excellentes performances avec en plus l’avantage de la recyclabilité.

Plus lisible qu’une FDES, l’étiquette est un guide apprécié des consommateurs : « L’affichage environnemental est un argument supplémentaire pour nos clients particuliers ou architectes, indique François Guérin.

En interne, c’est devenu un véritable outil de conception pour les nouvelles gammes en nous donnant des indicateurs objectifs de progression. »
 Il y a 18 mois, Bel’m a abandonné le thermolacage sous chrome pour limiter la toxicité de ses produits. Le groupe travaille également sur l’économie des ressources et souhaite désormais éliminer tout rejet liquide durant cette étape de thermolacage – une étape qu’il devrait franchir dans le courant de l’année.

 

Donner son avis sur l’expérimentation : consultation en cours, en cliquant ici

FOCUS

Les industriels de la construction participant à l’expérimentation

Parmi les 168 sociétés participant à l’expérimentation, seuls 4% commercialisent des produits d’aménagement et de construction. Parmi elles, le Groupe Millet (fenêtre), Cavac Biomatériaux (isolants) et Interface Flor (moquette). Quatre sociétés exercent dans le secteur de l’éclairage public : APMO, LUM, Néon France, Ragni SAS.

FOCUS

L’évaluation de l’expérimentation

« (...) Cette expérimentation fait l’objet d’un bilan transmis au Parlement évaluant l’opportunité d’une généralisation de ce dispositif (...) » - Art. 228 de la loi du 12 juillet 2010 portant engagement national pour l’environnement.


 L’expérimentation de l’affichage environnemental fera l’objet d’un bilan transmis au parlement début 2013 pour étudier l’opportunité de sa généralisation.L’évaluation doit permettre d’identifier les conditions de facilitation de l’affichage pour les entreprises.

 L’élaboration de ce bilan reposera sur :
- Un questionnaire commun adressé à toutes les entreprises sur les conditions de faisabilité technique et économique de l’affichage. Elle complétera l’évaluation menée par chaque entreprise de sa propre opération.
- Des enquêtes-tests menées par la DGCCRF avec le soutien du ministère.
- L’avis des associations de protection de consommateurs.
- Les contributions et avis du groupe thématique du CNDDGE, des experts des différents ministères et du conseil national de la consommation.

(source : ministère du Développement durable)

Paul Falzon | Source NEGOCE