Le patronat veut faire entendre sa voix sur le logement

Defawe Philippe | 20/09/2007 | 14:11 | Entreprises de BTPImmobilier

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"Il faut retrouver une force de parole du monde de l’économie sur le logement" : Valérie Fournier, la présidente des ESH (Entreprises sociales pour l’habitat), une des deux grandes familles de HLM a résumé d’une phrase la raison de la naissance de l’association "Entreprises et Logement" qu’elle va diriger et qu’Alain Sionneau va présider.

Ce sont le MEDEF, la FFB et la CGPME qui ont porté l’association sur les fonts baptismaux. "Avec Entreprises et Logement, les entreprises se dotent d’un outil pour faire entendre leur voix dans le logement, et notamment le logement social", a expliqué de son côté Alain Sionneau.
"Entreprises et Logement" se veut un lieu d’échanges, de dialogues et d’idées et affiche comme ambition "de devenir un partenaire incontournable des politiques du logement social tant au niveau national qu’auprès des collectivités locales". Lors du 1er rendez-vous qui s’est tenu mercredi à Lyon en marge du congrès HLM, le monde du 1% logement était largement représenté aux cotés du maire de la capitale des Gaules et de Christian Baffy, président de la FFB puisqu’Etienne Guena, , président de l’ANPEEC (le gendarme du 1%), figurait à la tribune aux côtés d’Alain Sionneau et de Valérie Fournier.. "En tant que délégué au logement social au MEDEF depuis 20 ans, j’ai déploré qu’il n’y ait pas de synergie entre les organismes collecteurs du 1% logement, les CIL, et les ESH. Je me réjouis donc de la création d’Entreprises et Logement", a notamment déclaré Etinne Guena avant de suggérer quelques pistes de travail : un "bench marking" au niveau européen sur la part de logement locatif indispensable au bon fonctionnement du marché ou « une réflexion sur l’idéal pour un locataire HLM qui n’est pas forcément d’acquérir le logement qu’il occupe » et la recherche de "solutions alternatives dans les zones tendues".
En préambule, Alain Sionneau a tenu à préciser ce que l’association n’était pas : ni "une usine à gaz", ni "sur le registre du complot", ni "un véhicule de discorde avec les salariés".
Françoise Vaysse (à Lyon)

Defawe Philippe | Source LE MONITEUR.FR