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Affaire du bitume : la Cour d’appel demande un complément d’enquête
CG | 10/05/2011 | 19:46 | Entreprises de BTP
© Eurovia
La famille d'un ouvrier du bitume, mort en 2008 d'un cancer de la peau a attaqué pour "faute inexcusable" son employeur, Eurovia, filiale de Vinci
La cour d’appel de Lyon a renvoyé mardi 10 mais son jugement dans l’affaire d’un ouvrier d’Eurovia (groupe Vinci) décédé en 2008 d’un cancer qui pourrait être lié au bitume, en demandant un nouveau débat scientifique.
Les débats sont rouverts. Ce n'est pas une décision sur le fond qu'a rendu la Cour d'appel de Lyon, le 10 mai dernier, dans l'affaire dite «du bitume», qui oppose Eurovia (groupe Vinci) à la famille de Francisco Andrade Serrano, un de ses ouvriers décédé d'un cancer de la peau. Les juges demandent, pour trancher, l'avis d'un nouveau comité régional de reconnaissance des maladies professionnelles (CRRMP) (celui de Bourgogne) sur l'origine professionnelle de cette affection.
Les deux parties semblent se satisfaire de cette décision, mais pour des raisons fort différentes. «Ce complément d’enquête correspond à ce que nous avions demandé, explique Jacques Tavernier, p-dg d’Eurovia. Il permettra d’avoir un diagnostic scientifique et médical précis sur les questions d’exposition aux rayons UV». De son côté, Jean-Jacques Rinck, avocat de la famille, compte placer le débat sur «la nocivité du bitume et de sa mise en œuvre».
Une nouvelle audience se tiendra le 29 novembre prochain devant les juges d'appel de Lyon. D’ores et déjà, Eurovia a annoncé le renforcement de son dispositif de prévention des risques liés aux UV solaires en proposant le dépistage dermatologique systématique à tous ses collaborateurs.