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La santé financière des entreprises de BTP continue de se dégrader, selon BTP Banque

Florent Lacas | 01/10/2013 | 11:44 | Entreprises de BTP

La rentabilité moyenne des entreprises du BTP a reculé en 2012 et a été divisée par deux en cinq ans. Elle atteint au mieux 1,8% dans les travaux publics  

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© BTP Banque

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La rentabilité moyenne des entreprises du BTP a reculé en 2012 et a été divisée par deux en cinq ans. Elle atteint au mieux 1,8% dans les travaux publics

La rentabilité moyenne des entreprises du BTP a reculé en 2012 et a été divisée par deux en cinq ans. Elle atteint au mieux 1,8% dans les travaux publics

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La rentabilité moyenne des entreprises du BTP a reculé en 2012 et a été divisée par deux en cinq ans. Elle atteint au mieux 1,8% dans les travaux publics

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Etude de BTP Banque sur la santé financière des entreprises du BTP 2008 – 2012

2012 restera comme une année très mauvaise pour le secteur du bâtiment et des travaux publics: chute du chiffre d’affaires moyen, baisse de la rentabilité et du niveau de trésorerie… C’est ce qui ressort de l’enquête annuelle sur la santé financière des entreprises du secteur réalisée par BTP Banque, dont Le Moniteur a pu recueillir les principaux enseignements. 

BTP Banque vient de finaliser son enquête annuelle sur la santé financière des entreprises du bâtiment et des travaux publics (*). Les  chiffres pour l'année 2012 ne sont pas réjouissants, venant confirmer le ressenti des professionnels du secteur de la construction.

Sur le plan de l'activité d'abord. Alors que les entreprises du secteur avaient vu leur chiffre d'affaires progresser encore en 2011, elle ont enregistré une très forte chute d'activité l'an dernier. L'année 2012 marque ainsi une rupture.

 

La rentabilité des entreprises se tasse

 

La rentabilité nette moyenne des entreprises de BTP a reculé d'environ 30% dans le gros oeuvre et les TP et de 10% dans le second oeuvre. La marge nette tombe ainsi à 1,5% dans le gros oeuvre (contre 1,6% en 2011), 1,3 % dans le second oeuvre (contre 1,7 % en 2011) et 1,8% dans les TP (contre 1,9% en 2011). A titre de comparaison, elle était, tous segments confondus, de 3% en 2008. Elle a donc été divisée par deux en cinq ans.

Du coup, le nombre d'entreprises enregistrant des pertes a bondi : 15,4% des entreprises du gros oeuvre (contre 7,7% en 2008), 18,3% dans le second oeuvre (contre 11,3% en 2008) et 15,9% dans les TP (contre 11,2% en 2008).

 

Effet de ciseau sur les délais de paiement

 

Sur le front des délais de paiement, les délais clients varient entre 84 et 90 jours suivant les secteurs (relativement stables dans le bâtiment, +1,4 jour dans les TP). En revanche, les délais fournisseurs sont en recul dans le bâtiment (-1,6 jour dans l' gros oeuvre à 69,1 jours; -1,5 jour dans le second oeuvre à 67,6 jours) et sont stables dans les travaux publics (76,7 jours).

L'effet de ciseau imposé par la LME entre délais clients et délais fournisseurs augmente le besoin en fonds de roulement des entreprises, pesant du coup sur leur trésorerie nette qui continue de reculer (entre 12 et 23M selon les segments d'activité). Elle atteint ainsi 21,2 jours dans le gros oeuvre (contre 23,8 jours en 2011), 16 jours dans le second oeuvre (contre 21,3 jours en 2011) et 17,7 jours dans les TP (contre 21 jours en 2011)

Enfin, l'étude de BTP Banque montre que les entreprises ont continué de supporter un taux de plus de 85% de charges de personnel / valeur ajoutée. Un taux qui se situait à 80% en 2008 et a augmenté entre 2008 et 2010. Preuve que, pour l'instant, elles s'efforcent de conserver leur personnel. Mais jusque quand?

 

(*) Enquête annuelle réalisée par BTP Banque sur un échantillon représentatif de son portefeuille clients (5 000 entreprises réalisant un chiffre d'affaires compris entre 500 000 euros et 150 millions d'euros): 1400 entreprises dans le gros oeuvre, 2 600 dans le second oeuvre et 1 000 dans les TP

 

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