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24 heures du bâtiment : Standing ovation pour Nicolas Sarkozy au palais omnisports de Bercy
Françoise Vaysse | 12/06/2009 | 19:43 | Entreprises de BTP

Le message de Nicolas Sarkozy lors des "24 heures du bâtiment"
Il y a trois ans, le candidat Nicolas Sarkozy avait été salué par une « standing ovation » après avoir défendu à la tribune des 24 heures du bâtiment son projet pour la France. Aujourd’hui président de la République, Nicolas Sarkozy a rencontré le même succès auprès des milliers de chefs d’entreprises réunis au palais omnisports de Bercy pour la deuxième édition des 24 heures.
Car la crise a plutôt resserré les liens entre le chef de l'Etat et le monde du bâtiment, un des grands bénéficiaires du plan de relance mis en place dès novembre en France. Le chef de l'Etat n'a pourtant pas fait d'annonce nouvelle, préférant reprendre devant son auditoire des thèmes généraux qui lui sont chers : la critique des 35 heures, l'institution du service minimum, l'allègement de la fiscalité, l'autonomie des universités... Une occasion de réaffirmer qu'il supprimera la taxe professionnelle - « Je l'annonce, je la supprimerai » -, son opposition à un impôt provisoire pendant la crise, son choix de continuer « les dépenses d'investissement indispensables à la compétitivité française » : « L'an prochain, quatre lignes de TGV seront en chantier alors qu'en 20 ans, une seule a été construite », a-t-il martelé. Idem pour le canal Seine-Nord - « nous trouverons les moyens pour faire les investissements dont nous avons besoin » - ou pour le plan Campus (5 milliards) et Hôpital 2012 (12 milliards). Des décisions qui se feront sentir dans les carnets de commandes 2010, a assuré le chef de l'Etat.
« Trop long, trop lourd, trop paralysant »
Autre volonté réaffirmée : « l'allègement du droit de l'urbanisme et la simplification du droit juridique ». « A force de vouloir codifier tout, on finit par paralyser tout », a notamment affirmé le chef de l'Etat avant d'ajouter : « C'est trop long, c'est trop lourd, c'est trop paralysant. Ça ne protège pas l'environnement, ça ne protège pas le paysage, ça a conduit à un certain nombre d'horreurs». De même, il souhaite que la France soit « en position de leader pour définir une nouvelle ville », qu'elle soit « un pays où l'urbanisme bouge, innove». Evoquant le Grand Paris, il a indiqué que « dans les jours qui viennent, j'aurai l'occasion de parler de tout ceci ». La veille, Christine Boutin, ministre en charge du Logement, avait indiqué que le « texte de loi » en matière d'urbanisme « serait présenté à la rentrée ».
Devant des chefs d'entreprises du bâtiment, qui n'ont cessé pendant toutes les 24 heures du bâtiment de se démarquer des patrons brocardés pour leurs revenus, leur retraites chapeau ou leurs parachutes dorés, le chef de l'Etat a repris ses critiques contre certains comportements : « on ne peut pas être dans un système où quand ça marche bien on ramasse tout et quand ça marche mal, on n'est responsable de rien », affirmant notamment que « la France doit sortir d'un système où on prête de l'argent à ceux qui n'en ont pas besoin ». Il ne pouvait ainsi que satisfaire le président de la FFB, Didier Ridoret, qui lui demandait : « Au moment où les états font un retour justifié dans le jeu économique, n'oubliez pas la place des entreprises ! N'oubliez pas le rôle des chefs d'entreprise ! ». Et chacun de faire l'éloge de l'entreprise patrimoniale ou familiale pour l'opposer à la logique des fonds d'investissement et de pension.