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La transformation de la centrale de Martigues, 2e plus gros chantier d’EDF

| 12/04/2011 | 18:31 | Energie

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A l'issue de sa transformation, la centrale thermique EDF de Martigues, mise en service en 1971, triplera sa puissance installée avec 930 mégawatts (MW), contre 250 MW actuellement

La centrale thermique de Martigues, en pleine reconversion du fioul vers le gaz naturel, devrait entrer en service d’ici 2012, a annoncé EDF mardi 12 avril le groupe EDF.

Présentée comme "une première nationale", la reconversion de la centrale thermique de Martigues du fioul vers le gaz naturel, projet de 470 millions d'euros, vise à sécuriser l'alimentation de Provence-Alpes-Côte d'Azur (Paca), "une péninsule électrique qui ne couvre que 40% de ses besoins", a expliqué Anne-Marie Colombier, déléguée régionale EDF, lors d'une visite du chantier. La région Paca fait en effet partie, avec la Bretagne, des régions les plus vulnérables à un "black-out". A l'issue de sa transformation, la centrale de Martigues, mise en service en 1971, triplera sa puissance installée avec 930 mégawatts (MW), contre 250 MW actuellement, pour un effectif de 60 personnes (116 aujourd'hui), a précisé son directeur, Jean-Marc Mauchauffée.

Cycle combiné gaz

La première unité dite de "cycle combiné gaz" devrait démarrer en novembre 2011 et la seconde à l'été 2012, pour une durée d'exploitation de 25 ans, tandis que parallèlement, la production de fioul cessera totalement en février 2012.
Grâce à leur capacité à démarrer rapidement, les centrales thermiques au charbon, au fioul et au gaz naturel, qui ont représenté en 2010 3,7% de la production d'électricité en France, permettent d'assurer en temps réel le nécessaire équilibre entre production et consommation d'électricité.
Le site de Martigues, implanté en bord de mer non loin de la zone industrielle de Fos, a ainsi été sollicité à 140 reprises en 2010 pour répondre à des pics de demande, fournissant 1.400 heures d'électricité, soit 6% de la production annuelle d'EDF en Paca.
Une fois transformé, il pourra intervenir "entre 200 et 220 fois par an, soit 4.000 heures, pour un prix divisé par deux", selon M. Mauchauffée: le nouvel outil, "plus flexible", mettra quatre à cinq heures pour atteindre sa capacité totale, contre huit actuellement.
Le chantier, qui a débuté mi-2008 et mobilisé 900 personnes, a consisté à rénover une partie des installations existantes, comme la turbine à vapeur, pour l'associer à un ensemble neuf, composé d'une turbine à combustion et d'une chaudière de récupération, une "prouesse technologique" qui n'avait jamais été réalisée, a souligné le responsable de la centrale.
Les bâtiments obsolètes (cheminées, chaudières, bacs de stockage du fioul) seront pour leur part démantelés "à partir de 2014-2015".
D'un point de vue environnemental, la future centrale va permettre de diviser les émissions de CO2 par deux, celles d'oxydes d'azote par quatre et de suppprimer les émissions de poussières, d'après les estimations d'EDF.