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Déploiement de compteurs communicants dans les foyers : l’exemple britannique

| 31/03/2011 | 16:47 | Energie

Charles Hendry, le secrétaire d’État à l’Énergie britannique, a présenté devant la House of Commons (les députés), en milieu de semaine, la réponse du gouvernement à la consultation sur le programme de déploiement des «smart meters». L’objectif est d’équiper les foyers, les entreprises et le secteur public avec ces compteurs communicants pour contrôler la consommation énergétique.

Cette opération vise à la fois l'électricité et le gaz. Dans sa réponse, écrite, cette fois, le gouvernement mise sur un démarrage du déploiement à partir de 2014 de quelque 53 millions de compteurs dans quelque 30 millions de foyers, entreprises et administrations. Une opération dont le ministère indique qu'elle devrait permettre d'économiser 7,3milliards de livres (8,3 milliards d'euros environ) sur les deux décennies à venir. Autant dire que le Royaume-Uni se lance dans le « smart meter » en commettant une légère erreur de communication, puisque, in fine, les premiers commentaires dans la presse signalent que le gain moyen annuel sera de 23 £ par foyer d'ici à 2020, mais que le coût global de l'opération n'est pas connu.
Les fournisseurs d'énergie (pas les distributeurs) devront installer ces équipements dans tous les points de livraison ; Londres espère la fin de ce vaste déploiement en 2019. Des licences spécifiques leur seront accordées en la matière. Les fonctionnalités techniques, fixées par le gouvernement, doivent être traduites en spécificités techniques, afin de disposer dès l'an prochain de matériels prêts à être livrés. Côté données, Londres jugent qu'elles doivent être gérées de manière centralisée par une nouvelle entité, dénommée Data and Communications Company (DCC), régulée par Ofgem, le régulateur du secteur énergétique, de la même manière que les autres acteurs du secteur. Le gouvernement est chargé de l'appel d'offres pour cette compagnie. La DCC devra être opérationnelle en 2014, pour un déploiement au deuxième trimestre. Un nouveau code de bonne conduite sera mis en oeuvre pour la gestion des données. Les consommateurs auront la main sur la manière dont leurs données de consommation sont utilisées, et pourront choisir à qui ils les confient, sauf sur les aspects réglementés (le comptage!).