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Il n’y a pas de « développement anarchique » de l’éolien en France selon l’Ademe

| 31/03/2010 | 17:08 | Energie

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Jean-Louis Bal, directeur des énergies renouvelables à l'Ademe.

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« Je ne crois pas qu’il y ait, aujourd’hui, un développement anarchique de l’éolien en France », a expliqué Jean-Louis Bal, directeur des énergies renouvelables à l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) après la publication d’un rapport parlementaire préconisant un développement plus réglementé.

Soulignant le décalage important entre la "multiplicité de projets" et ceux qui voyaient effectivement le jour, Jean-Louis Bal a en particulier estimé qu'il n'y avait "jamais eu, en France, de permis de construire (d'éoliennes) accordés contre l'avis des populations riveraines".
"Les populations sont beaucoup plus favorables au développement de l'éolien qu'on ne le dit souvent", a-t-il encore ajouté au cours d'un point de presse organisé par le Syndicat des énergies renouvelables (SER) après la publication d'un rapport parlementaire préconisant un développement plus réglementé.

Dans ce rapport publié mardi, la mission de l'Assemblée nationale présidée par le député UMP Patrick Ollier émet cinq recommandations dont la mise en place d'ici fin 2011 de "schémas régionaux de l'éolien", avec pour chaque zone de développement de l'éolien (ZDE) une puissance installée d'au moins 15 mégaWatts et cinq mâts.

Pour André Antolini, président du SER, cette proposition fixant à 15 mégaWatts le minimum de puissance installée est "assez effrayante".
"Du point de vue du paysage et de l'acceptabilité des riverains, c'est baroque", a-t-il lancé, jugeant que de petites "fermes éoliennes" de quelques mats pouvaient être les plus adaptées dans certaines régions.
"Tout cela me paraît destiné à empêcher le développement de la filière plutôt que de l'aider à s'organiser harmonieusement", a-t-il déploré.

Les cinq recommandations de la mission parlementaire feront l'objet d'amendements à la loi Grenelle 2, en examen à l'Assemblée à partir du 4 mai.

 

 
  • Jean-Louis Butré |

    Président Fédération Environnement Durable

    L’éolien industriel est basé sur le transfert de fonds publics vers des entreprises privées. Ce système permet actuellement une spéculation effrénée. De nombreux hommes politiques s’en offusquent comme Jacques Attali qui a déclaré " l’éolien exige d’énormes subventions.., c’est donc une énergie très envahissante attirant toutes les cupidités ". La majorité des citoyens veulent arrêter l’éolien ( le Figaro du 28 mars 2010 où 61% des 21.400 votants ont répondu oui ) Promettre des milliers d’emplois n’est qu’un leurre du lobby des industriels destiné à influencer les élus. Les éoliennes soit 30 milliards d’euros seront pratiquement toutes importées. Quel écologiste, peut cautionner le massacre des Parcs Naturels envahis par des milliers d’éoliennes alors que déjà 80 députés tentent de les sauver ? Comment accepter que des simples villageois de toutes les régions, souvent aux ressources modestes soient spoliés et victimes sans défense des méfaits de ces machines

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