Energie

Une centrale thermique en projet sur le port du Havre

Mots clés :

Transport maritime

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Politique énergétique

Le conseil d’administration du port autonome du Havre (PAH) a donné son feu vert à la construction d’une centrale thermique au charbon d’une capacité de 700 à 800 mégawatts et d’un coût évalué entre 400 et 500 millions d’euros.
Le conseil a choisi un opérateur dont le nom n’a pas été révélé à sa demande et qui a trois ans pour concrétiser son projet. « Le charbon redevient une source d’énergie tant en terme économique que sous l’angle du développement durable », a affirmé Jean-Marc Lacave, directeur du PAH.

Il assure que les centrales thermiques au charbon n’ont plus rien à voir avec les usines polluantes très décriées par le passé. « Il existe des procédés de recyclage du dioxyde de carbone (CO2) qui permettent par exemple de l’utiliser dans la fabrication de carburants verts », a-t-il précisé.
Cette centrale dont l’ouverture est prévue à l’horizon 2011-12 doit prendre place sur un terrain de 20 hectares à côté du terminal à charbon de ce port qui alimente déjà une première centrale thermique, appartenant à EDF et d’une capacité de 1.450 mégawatts.

Toujours dans le domaine de l’énergie, le PAH a lancé un appel d’offres pour construire un terminal de réception de Gaz naturel liquéfié (GNL) d’un coût de 500 à 600 millions d’euros. Quatre opérateurs ont déposé leurs candidatures et le choix doit être fait à l’automne prochain.
Cette installation qui pourrait voir le jour en 2012 devrait pouvoir recevoir chaque année entre six et huit milliards de m3 de GNL qui sera « regazéifié » sur place. Elle doit prendre place dans l’enceinte du port pétrolier d’Antifer construit dans les années 70 pour accueillir les super-tankers et dont les capacités sont loin d’être utilisées à leur maximum.

L’annonce de ces deux projets confirme le regain d’intérêt pour les sources d’énergie alternatives au pétrole à un moment où il devient plus rare et plus cher. Des projets comparables de centrales au charbon à faibles rejets de CO2 ont déjà été annoncés en Allemagne, en Grande-Bretagne et aux Etats-Unis pour des mises en service entre 2012 et 2015.

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