Energie

Une ville durable « à la française » pour séduire les pays en développement

Mots clés :

Démarche environnementale

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Administration

La ministre du Commerce extérieur Nicole Bricq lance un appel à projets pour la réalisation d’une vitrine virtuelle du savoir-faire français en matière de « ville durable » à l’international.

La ministre du Commerce extérieur Nicole Bricq lance un appel à projets pour la réalisation d’une maquette virtuelle à l’échelle de la ville qui devra servir de vitrine du savoir-faire français à l’international. Contrairement au projet « Phosphore » d’Eiffage, centré sur l’offre du groupe de BTP, le lauréat devra référencer le maximum d’entreprises françaises dans tous les segments de la ville durable.

L’ancienne présidente de l’Ademe Michèle Pappalardo, nommée « Fédératrice du mieux vivre en ville » par la ministre du Commerce extérieur en mai dernier, pilotera la mise en place de ce démonstrateur virtuelle. Le maître d’œuvre en charge de la réalisation de ce simulateur devra présenter la maquette en 3D d’un projet concret de création de ville ou de réaménagement durable situé dans un pays en développement éligible au financement Fasep (Fonds d’études et d’aide au secteur privé), que le ministère mobilisera pour un montant maximal de 2 millions d’euros.  Le dossier de candidature doit être retiré auprès du bureau « Aide-Projet » de la Direction Générale du Trésor et déposé avant le 30 octobre 2013. Le lauréat devrait être désigné avant fin novembre 2013 et annoncé publiquement lors du prochain salon Pollutec.

« La France possède, dans tous les secteurs de la ville durable – urbanisme, architecture, ingénierie, gestion de l’eau, des déchets, lutte contre le bruit, écoconstruction, efficacité énergétique, mobilité urbaine…. – des entreprises performantes et de nombreux champions mondiaux », précise le communiqué de la ministre avant de rappeler que les marchés de développement urbain sont en forte croissance à l’international avec un potentiel de progression supplémentaire estimé à 50 milliards d’euros d’ici 2017 et à 100 milliards d’ici 2022».

« On arrive aujourd’hui en ordre dispersé dans les pays étrangers, explique-t-on dans l’entourage de la ministre. Il faut que l’on puisse dire : vous avez un projet de ville nouvelle, voilà ce qu’on sait faire». Ce démonstrateur virtuel doit permettre de fédérer l’offre française rapidement mais, à plus long terme, une vitrine grandeur nature devrait sortir de terre. A l’heure où le Japon prévoit d’installer, à Lyon-Confluence, un démonstrateur pour ces entreprises,  le «Designed in France » a besoin d’un « Showroom ».

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  • Bertrand Reymondon - Le

    La ville Virtuelle c'est facile !

    y’a pas d’gens et on n’y casse pas des bricq pour construire des villes à « bien vivre ensemble » ! Chapeau bas Madame la Ministre
  • Bertrand Reymondon - Le

    Sans saveur d'humanité

    L’histoire des villes en développement nous enseigne pourtant l’apport considérable de l’urbanisme et de l’architecture « à la française » à travers le monde. Voyagez, Madame La Ministre, Voyagez ! Vous découvrirez alors les « savoir bien faire des villes durables à la Française » . Alors, certes Madame la Ministre du Commerce Extérieur, commercez, commercez ! Faites du « buziness virtuel » sans saveur d’humanité ! Mais sachez que les citadins, bien réels et durables, ne retiendront rien de votre ville virtuelle ! Respectueusement indigné.
  • Bertrand Reymondon - Le

    Et pendant ce temps là ...

    « Les Objectifs du Millénaire pour le Développement (Objectif7 Cible 11), vise d’ici 2020 une amélioration significative des conditions de vie d’au moins 100 millions d’habitants vivant en taudis ! l’ONU estime à 924 millions le nombre d’habitants vivant dans les taudis sur la planète. Sans intervention volontariste, pour améliorer l’accès à l’eau, l’assainissement, la sécurité d’occupation et à un logement décent, ce nombre de citadins pourrait atteindre 1,5 Milliard d’ici 2020. Sans action ferme et concrète ils seront 2 Milliard à vivre dans ces taudis en 2030. Même si la cible 11 des Objectifs du Millénaire était atteinte d’ici 2020 (7ans), le sort de 1,4 Milliard de personnes vivant en taudis et bidonvilles serait encore non résolu. » (Traduit de GPA – Urban Planner). Face aux millions de ceux des taudis et de la grande précarité urbaine, la solidarité envers les pays en développement mérite certainement une approche virtuelle de « ville durable à la française » !
  • Luc Moreau - Le

    Plaisanterie douteuse ou...

    Très agaçante prétention, avant d’aller donner des conseils sur la marche à suivre en matière de prospective durable, il serait plus a propos de se regarder le nombril et de se le nettoyer au gant de crin, une bonne fois pour toute même si cela fait mal. Dans l’état actuel, il serait honteux de vouloir montrer l’exemple… virtuel ou pas.
  • Vincent JACQUES - Le

    Autre avantage

    et non des moindres, ça ne fera pas d’ombre aux fleurons de la filière française (nucléaire, gaz, etc..) Ouf!
  • Mathieu Feigelson - Le

    ben voyons

    Le fait d’être leader mondial dans le domaine m’avait fait oublier le niveau de compétence « green » de l’ensemble de la filière construction française…. Les anglosaxons, les scandinaves et les allemands n’ont qu’à bien se tenir. En France on fait du développement durable Virtuelle…. à présent. L’avantage c’est que cela coûte pas cher et quand on a rien à montrer c’est déjà pas si mal…
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