Energie

DPE: dans l’attente de nouveaux logiciels, les négligences demeurent

Mots clés :

Informatique

-

Métier de la construction

-

Performance énergétique

-

Réglementation technique

Publiée dans le magazine «Que choisir», une «enquête test» indique qu’une maison peut passer, selon le diagnostiqueur qui la visite, de la classe E à B sur l’étiquette énergie. Réalisée avant l’arrivée du «nouveau DPE», le test révèle des erreurs et des manquements qui ternissent un peu plus l’image de la profession de diagnostiqueur énergétique.

Au cours du mois de juin 2012, UFC-Que Choisir a fait réaliser, à chaque fois par 5 entreprises différentes, un diagnostic de performance énergétique (DPE) sur 5 maisons réparties aux quatre coins de la France. Les résultats de la nouvelle «enquête test» de l’association de défense des consommateurs pointe d’importants dysfonctionnements dans l’élaboration du diagnostic qui fixe le niveau de performance énergétique d’un bien immobilier en lui attribuant une classe allant de A à G.

« Diagamter a constaté la présence d’un programmateur et de robinets thermostatiques sur les radiateurs, tandis que Socotec et Allodiagnostic préconisent leur mise en place. En réalité, ils existent. Certains notent la présence d’un insert bois et le comptabilisent, d’autres non.» UFC-Que Choisir remarque que, lors de leur visite dans un pavillon de Loire-Atlantique, les différents diagnostiqueurs ne voient pas les mêmes équipements et, quand l’un classe la maison en B sur l’étiquette énergie, un autre la range en  E, soit quatre classes énergétiques plus bas.
Autre exemple tirée du test, l’estimation de la facture de chauffage d’une maison située dans les Vosges passe, selon l’entreprise de diagnostic,  de 1300 euros par an à 4500 euros.

L’arrivée du « DPE réformé » devrait réduire la marge d’erreur des diagnostiqueurs

Si Sylvain Coopman, Délégué général de la Chambre des diagnostiqueurs immobiliers de la FNAIM, juge sévèrement les manquements des professionnels mentionnés dans l’enquête, il considère qu’UFC-que choisir aurait dû attendre l’arrivée du «DPE réformé» avant de réaliser une nouvelle évaluation.

Pour voir les conclusions de la précédente enquête d’UFC-Que choisir cliquez-ici

Cette version améliorée du DPE sera le fruit d’une série de mesures, lancée en octobre 2011 par la  ministre de l’Ecologie de l’époque, Nathalie Kosciusko-Morizet, et visant, selon ses mots, « à ce que les propriétaires ne se fassent  plus gruger».
« A ce jour, seule la montée en compétence des diagnostiqueurs est mise en place (pour les diagnostiqueurs en activité: exigence d’une formation de 3 jours et passage d’un examen de certification). Mais les logiciels de calculs, qui aujourd’hui peuvent à partir des mêmes données renseignées délivrer deux classes différentes, sont encore en cours de modification», explique Sylvain Coopman. Ce dernier indique que le nouvel algorithme de calcul devrait être intégré aux logiciels de DPE avant le 1er janvier 2013. Aussi, à cette date, les diagnostiqueurs ne devront plus renseigner 30 données mais 60. Par ailleurs, afin de faire du diagnostic un outil moins approximatif, la possibilité d’afficher une valeur par défaut sera réduite. Autre mesure attendue, l’obligation pour le diagnostiqueur d’expliciter au particulier les données qu’il renseigne pour réaliser son DPE devrait permettre d’éviter un certain nombre d’erreurs.

Pour Sylvain Coopman, «le DPE était initialement un outil de sensibilisation délivrant une estimation à la louche. On veut maintenant qu’il soit un outil de mesure. Ce changement prend du temps».

  • Pascal BRUEL - Le

    Que choisir ?

    Ou plutôt quel diagnostiqueur choisir ? Le seul intérêt de cet article réside dans le fait de montrer du doigt qu’il peut y avoir de très grosses disparité qualitative des opérateurs. Pour le reste, le magasine ne cherche pas du tout à rentrer dans le détail et va même jusqu’à dire que la nouvelle version du DPE n’est pas encore sortie de la faute des diagnostiqueurs ! On pourra rappeler au passage qu’un arrêté fixe l’utilisation de ce nouvel algorithme à partir du 1er janvier 2013… chose en quoi les pouvoirs publics sont déjà en train d’annoncer que cela ne va pas être possible ! Cet article montre que la fiabilité du résultat n’est pas non-plus assuré en faisant appel aux « grandes enseignes » et que les indépendants seraient plus fiables. Toujours est-il que tant que ce métier sera soumis à la loi du marché et que les particuliers n’auront d’autres objectif que de prendre le diagnostiqueur le moins cher, il ne faut pas s’étonner : on a le travail au rabais qu’on a payé !!!
  • Pascal CLERC - Le

    Tous ensemble, tous ensemble ...

    Que les propriétaires fassent un prorata Prix – Temps passé pour choisir leur prestataires et qu’une fois mécontents le fassent savoir (à leur diagnostiqueur puis à son certificateur s’ils n’ont pas réponses à leurs questions) Que les certificateurs fassent leur travail et suspendent ou retirent leur certification des brebis galeuses (ce qu’ils évitent de faire à cause du retour de bâtons commercial) Que la DGCCRF suivent les dossiers que leur envoient certains diagnostiqueurs sur les confrères plus que légers (au lieu de botter en touche) Que les pouvoirs publics éditent enfin les 6 ou 7 textes manquants depuis le printemps et écoutent les remarques faites sur les projets de nouveaux algorithmes Que les diagnostiqueurs eux-mêmes cessent d’aller se former au moins-disant Que les propriétaires Et tout le monde s’en portera bien mieux (exceptés les coupables). Cordialement. http://www.astergenieclimatique.fr
  • Commenter cet article
Newsletters
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X