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Ouverture à Toulouse du procès de l’explosion de l’usine AZF

| 24/02/2009 | 16:52 | Planète

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AZF : ouverture du procès

Le procès en correctionnelle de l’explosion de l’usine AZF à Toulouse (31 morts, des milliers de blessés en septembre 2001) s’est ouvert lundi pour tenter de faire la lumière sur la plus grande catastrophe industrielle en France depuis la Deuxième guerre mondiale.

Le tribunal, qui doit déterminer les responsabilités dans l'explosion de l'usine AZote Fertilisant (AZF), appartenant à la SA Grande Paroisse, filiale de Total, a porté à 31 le nombre de personnes décédées des suites de la catastrophe, contre 30 selon un bilan initial de la préfecture.
Près de mille personnes, dont une partie des 1.800 parties civiles déclarées et des proches des victimes et anciens salariés d'AZF, émus, s'étaient massées dans la salle municipale Jean Mermoz aménagée pour le procès.
Une soixantaine d'avocats représentent les parties civiles et les prévenus, poursuivis pour homicides involontaires, blessures involontaires, destructions et dégradations involontaires par l'effet d'une explosion ou d'un incendie, et infractions au code du travail.
Après l'instruction close en 2006, les experts ont retenu la piste d'un accident chimique, rejetant les hypothèses d'un attentat, évoqué après les attaques du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis, ou d'une explosion due au gaz ou à un arc électrique.
Selon eux, l'explosion serait due au mélange malencontreux de quelques kilos d'une substance chlorée, le DCCNa (dichloroisocyanurate de sodium), avec 500 kilos de nitrate d'ammonium, déversés dans un hangar contenant un stock de 300 tonnes de nitrate d'ammonium.
Total a déjà versé 2 milliards d'euros d'indemnisations et conteste les conclusions de l'instruction, estimant que toutes les pistes, dont l'hypothèse terroriste, n'ont pas été suffisamment exploitées.

Agrandir la photo © AFP
Le site AZF après explosion