Environnement

Ampoule basse consommation: aprés le danger écologique, le risque sanitaire

Mots clés :

Performance énergétique

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Eclairage urbain

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Réglementation de l'urbanisme et de l'environnement

Le “Scientific Committee on Emerging and Newly Identified Health Risks” (SCENIHR) vient de publier les résultats d’une étude, établissant un lien entre les ampoules fluocompactes encore appelées lampes fluorescentes compactes (LFC) et l’aggravation des symptômes de maladies dermatologiques.

Le SCENIHR a analysé les risques sanitaires provoqués par les trois caractéristiques de l’ampoule fluocompacte, produit majoritaire sur le marché des ampoules basse consommation :

- La modulation de l’intensité lumineuse perçue par l’œil humain
- Le rayonnement UV
- Les champs électromagnétiques générés

En examinant l’évolution des symptômes liés à la sensibilité à la lumière de patients exposés aux ampoules fluocompactes, le SCENIHR a constaté que seul le rayonnement UV présente un risque d’aggravation chez certains patients souffrant de maladies telles que la dermatite actinique chronique ou l’urticaire solaire.
Aussi, l’étude souligne que dans le cas extrême d’une exposition prolongée à une distance inférieure à 20 centimètres de certaines LFC à enveloppe simple, l’exposition aux UV serait proche des limites professionnelles actuelles visant à protéger les travailleurs des dommages sur la peau et la rétine. Néanmoins, le SCENIHR souligne que l’utilisation de LFC à double enveloppe ou d’une technologie similaire permettrait de réduire fortement, voire de supprimer ces risques.

Le risque environnemental
Jusqu’à maintenant, c’était l’impact sur l’environnement de ce type d’ampoule qui avait mis un bémol à l’enthousiasme suscité par sa faible consommation énergétique.
En effet, la présence de poudres fluorescentes et de vapeur de mercure dans le tube fait de ces lampes un déchet dangereux sur le plan écologique nécessitant une élimination particulière. L’Agence de protection environnementale des États-Unis, estime que 800 millions de lampes fluorescentes sont jetées chaque année, provoquant ainsi la contamination au mercure de 81 000 km² d’eau.

Désormais l’économie d’énergie des lampes fluorescentes compactes devra être mesurée à la lumière d’un risque environnemental et sanitaire.

EL

Focus

Recyclage des ampoules fluocompactes


Sensible à ce danger environnemental, l’union européenne l’a inclus dans la réglementation Déchets d’équipements électriques et électroniques (DEEE) imposant aux distributeurs de reprendre les anciennes ampoules basse consommation lorsqu’on lui en achète une. On peut également déposer ces lampes dans une déchetterie, si celle-ci les accepte. L’éco-organisme Récylum, seule structure agréée en France, s’occupera alors de la collecte et du recyclage. En fonction du profil et des quantités concernés, Récylum peut aussi fournir des containers adaptés, enlever et recycler les lampes.

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