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L’aéroport Lyon Saint-Exupéry se met au vert
Defawe Philippe | 27/03/2008 | 18:57 | Planète
L’aéroport de Lyon Saint-Exupéry a [...]
L'aéroport de Lyon Saint-Exupéry a présenté jeudi un plan d'action pour les années 2008-2012, issu d'une convention signée fin janvier avec l'Etat à la suite du Grenelle de l'Environnement.
"L'aéroport mène depuis plus dix ans une politique volontariste contre les nuisances sonores ou pour la qualité de l'air, mais cela se faisait essentiellement en concertation avec des acteurs locaux, sur des problèmes de proximité", a expliqué Lionel Lassagne, directeur "développement durable" de la plate-forme lyonnaise, lors d'un point-presse.
"La véritable plus-value du Grenelle de l'Environnement pour nous, c'est la lutte contre le réchauffement climatique, dans une perspective plus globale. Cela nous permet d'inscrire nos initiatives locales dans une politique nationale", a-t-il ajouté.
M. Lassagne a ainsi rappelé que, ces dernières années, la société Aéroports de Lyon avait déjà mené des mesures de qualité de l'air avec la Coparly, un organisme local de contrôle de la pollution atmosphérique, ou mis en place des ruches d'abeilles comme bio-indicateurs.
Dans le cadre de son plan 2008-2012, Aéroports de Lyon va réaliser un bilan carbone sur l'ensemble de la plate-forme en 2009, s'engager à ce que 80% des gros travaux réalisés sur le site répondent aux normes Haute qualité environnementale (HQE) ou encore compenser les émissions carbones liées aux déplacements de ses personnels.
Deux autres axes ont également été intégrés à ce plan: la réduction des nuisances sonores et la préservation des ressources naturelles.
Lyon Saint-Exupéry a ainsi lancé un groupe de travail chargé d'étudier une modification des procédures d'approche de nuit des avions, dite "en descente continue", qui permettrait de réduire les bruits liés à l'aterrissage et qui est actuellement testée à l'aéroport de Marseille.
Aéroports de Lyon, dont 50% des déchets sont valorisés, va également inciter les 200 entreprises présentes sur la plate-forme, dont le taux de valorisation est d'environ 30%, de se rapprocher des 50%, notamment par la création de "correspondants environnement" dans les plus grosses entreprises.
Avec environ 5.000 salariés, la plate-forme aéroportuaire lyonnaise génère environ 30.000 tonnes de déchets par an, a précisé M. Lassagne.
©AFP