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Greenpeace fustige le bétonnage des côtes en Espagne

Defawe Philippe | 27/06/2007 | 13:54 | Aménagement

L’organisation écologiste a dénoncé mardi [...]

L'organisation écologiste a dénoncé mardi le bétonnage du littoral espagnol, notamment le fait que les mairies aient encore accordé des permis de construire pour près de 3 millions de logements en un an, en dépit d'une côte déjà extrêmement urbanisée.
"L'année dernière (de juin 2006 à juin 2007), les mairies (du littoral espagnol, ndlr) ont projeté de construire 2.999.743 nouveaux logements, 202.250 lits dans l'hôtellerie, 316 terrains de golf et 112 installations portuaires avec 38.389 nouvelles places", selon l'organisation qui publie une étude sur la "destruction" du littoral espagnol.
"Les chiffres témoignent de l'immobilisme des administrations pour trouver des solutions aux problèmes du littoral et le besoin d'adopter d'importantes réformes dans la gestion des côtes pour freiner les destructions", selon Greenpeace.

La côte espagnole est le théâtre de chantiers incessants sur lesquels poussent d'innombrables résidences secondaires destinées aux Espagnols, mais aussi aux retraités du nord de l'Europe, notamment britanniques, attirés par le soleil espagnol.
Les golfs se sont aussi multipliés, au grand dam de certains défenseurs de l'environnement qui critiquent les énormes besoins en eaux de ces installations, dans des régions souvent très sèches.
Le 21 juin, les eurodéputés ont vivement condamné ce bétonnage espagnol, ainsi que les spoliations des propriétaires obligés de céder leurs biens.
Le Parlement européen a dénoncé les "projets d'urbanisation massive (...) sans rapport avec les véritables besoins des villes et villages concernés", contraires "à la durabilité environnementale" et qui ont des effets "désastreux sur l'identité historique et culturelle" des sites.
"L'obligation de céder des propriétés légitimement acquises, sans procédure régulière et sans indemnisation appropriée, associée à celle de payer des frais arbitraires pour la construction d'infrastructures non voulues et souvent superflues constitue une violation des droits fondamentaux de la personne", a souligné le Parlement européen en référence aux procédures d'expropriations espagnoles.
AFP

Defawe Philippe | Source LE MONITEUR.FR