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L’association HQE lance 5 nouveaux chantiers
Maxime Bitter, bureau de Lille | 17/03/2009 | 18:20 | Planète
L’association HQE, qui tient jusqu’au 18 mars ses 6èmes assises à Lille, vient de rendre public son manifeste qui annonce cinq grand chantiers de travail pour les années à venir, « un guide d’action », selon son président Dominique Jourdain.
Peu audible depuis les dernières assises de Saint-Malo en 2006 et les débats du Grenelle de l’environnement, l’association HQE fait un retour en force avec ce manifeste. Son ambition, « rester pionnière dans la définition de la qualité environnementale, et préparer le Grenelle de 2010 ! », s’amuse Anne-Sophie Perrissin-Fabert, la nouvelle directrice de l’association.
La démarche HQE, qui a toujours favorisé une approche globale du bâtiment, a mis du temps à intégrer les nouvelles performances énergétiques issues du Grenelle. C’est chose faite désormais, avec une cible « énergie » dont la performance se veut au minimum THPE (très haute performance énergétique).
Des indicateurs de performance, premier chantier
Cet indicateur sera ainsi le premier d’une série qui s’appliquera aux 13 autres cibles. Le premier chantier du manifeste voit ainsi le jour : « des indicateurs environnementaux globaux ». Au premier pilier des 14 cibles, nous connaissions déjà le deuxième baptisé « système de management environnemental ». Il faudra s’habituer au troisième pilier, celui des « indicateurs environnementaux globaux », qui s’appuya sur la norme NFP 01.020. Les constructeurs auront désormais des valeurs de référence à atteindre.
Le deuxième chantier de l’association est l’amélioration du parc de bâtiments existants. « Pour ce chantier gigantesque, il faudra probablement travailler sur un diagnostic de performance HQE », explique Jacques Lefelle, membre du bureau de l’association.
Passer du bâtiment au territoire
Le passage du bâtiment au territoire est le troisième, et non des moindres, chantier de l’association. Mais avec une philosophie particulière, puisque ses membres réfutent l’appellation d’écoquartier qui exclue la zone du reste de la ville. L’objectif est de participer à la « définition d’un langage commun et de méthodologies adaptées aux territoires durables ». Autrement dit, élaborer des référentiels d’aménagement.
Enfin, deux autres chantiers sont engagés : la formation, sans laquelle la diffusion de la HQE restera anecdotique. Et enfin, internationaliser la démarche.
Pour mener ces chantiers, l’association aura besoin de moyens. La décision de ne pas délivrer elle-même les certifications la prive d’une manne importante, mais préserve son indépendance. Gageons qu’elle saura mobiliser à nouveau les énergies au service des 13 autres cibles !
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