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Anru : le programme bat son plein

Laurence Francqueville | 24/01/2012 | 17:12 | Aménagement

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Les conventions Anru signées en France

« La rénovation urbaine avance bien mais notre ambition ne se limite pas une liste de travaux. Elle est tournée vers un projet de société, à savoir la remise en mouvement des quartiers», a rappelé Pierre Sallenave, directeur général de l’Agence nationale pour la rénovation urbaine (Anru) en dressant, le 24 janvier, un bilan de l’année écoulée et des perspectives de l’agence pour 2012.

Au 1er janvier 2012, sur les 42 milliards d’euros d’investissements prévus pour les 490 quartiers relevant du Programme national de rénovation urbaine (PNRU 1) – dont 12,3 milliards devant provenir de l’Anru – , 8,2 milliards ont déjà été engagés et 4,4 milliards payés au titre des investissements publics. Au seul titre des logements, la construction de 100 000 des 130 000 unités prévues ont été engagées. 100 conventions sont ainsi achevées ou en voie d’achèvement. Ce qui fait dire au président de l’Anru et député UMP, Gérard Hamel, que le tiers du programme a été exécuté et que les deux tiers ont été engagés. 4 milliards d’euros de travaux par an, cela représente 100 000 ETP sur un an, souligne l’agence.
Parallèlement, l’Anru a également engagé le programme de 380 millions d’euros pour les quartiers anciens dégradés (PNRQAD). Sa phase d’élaboration s’achève et il engendrera 1,5 milliard d’euros de travaux de réhabilitation dans 25 quartiers d’ici 2016, en partenariat avec l’Agence nationale de l’habitat (Anah). Enfin, 300 millions d’euros seront investis pour construire une centaine d’internats d’excellence (préfabriqués) afin d’aider la formation des jeunes en difficultés (20 000 places d’ici 2015).

Un pic d’activité en 2012

 

Côté chiffres, le PNRU atteindra son pic théorique cette année avec 1,2 milliard d’euros à payer (contre 1,17 milliard en 2011) pour 1 milliard à engager (contre 1,2 milliard en 2011). Le programme sera encore très actif jusque 2016 et s’achèvera en 2018-2020. Ensuite ? « Le PNRU2 est acquis », pour le président Gérard Hamel. La question est donc de savoir quel en sera exactement le périmètre (logement social, copropriétés dégradées, quartiers anciens…) et le volume et quand les arbitrages ministériels seront rendus – la copie attendue fin 2011 n’est pas encore finalisée. « Le volume du PNRU2 dépendra des capacités financières de l’Etat et de l’ensemble des partenaires de la rénovation urbaine, y compris de nouveaux investisseurs notamment privés », juge Gérard Hamel. « Nous n’avons fait que la moitié du chemin. Les maîtres d’ouvrage continuent de mettre la rénovation urbaine en tête de leurs priorités d’investissement », prévient-il, pleinement conscient des conditions de financement nettement plus difficiles (« on ne négocie plus avec les banques, on ne peut qu’accepter leurs conditions, que ce soit les taux ou les garanties, ces dernières pouvant couvrir 80% du montant emprunté»).
Pour cette année, l’agence entend mettre l’accent dans trois directions: son partenariat avec l’Acsé (agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances) pour accompagner les habitants une fois le projet de rénovation urbaine achevé, via des plans stratégiques locaux ; les copropriétés dégradées, en partenariat avec l’Anah ; et le développement économique, notamment en accompagnant les collectivités dans une démarche « marketing » destinée à mieux faire connaître les quartiers afin d’attirer opérateurs et investisseurs et à développer l’activité. « Notre ambition est de réunir les conditions favorables pour que l’activité reparte », répète le directeur général de l’agence, Pierre Sallenave.



Laurence Francqueville | Source LE MONITEUR HEBDO