Actualité
Joëlle Ceccaldi-Raynaud sera candidate à la présidence du futur Epadesa
| 18/03/2010 | 17:56 | Aménagement
La députée-maire UMP de Puteaux a annoncé jeudi 18 mars lors du Mipim de Cannes sa candidature à la présidence du futur établissement public d’aménagement de la Défense et de Seine-Arche.
"Je serai candidate", a répondu l'actuelle présidente de l'Epad (établissement public d'aménagement de La Défense), interrogée lors d'une conférence de presse sur la fusion envisagée entre l'Epad et l'Epasa (établissement public d'aménagement Seine-Arche) qui s'étend sur 320 hectares dans la ville de Nanterre (Hauts-de-Seine).
Les décrets permettant cette fusion et de faire passer le périmètre de l'opération d'intérêt national (OIN) de La Défense de 160 hectares à 770, en incluant d'autres zones d'activités à Nanterre, La Garenne-Colombes et Courbevoie, devraient être publiés "avant fin juin", a indiqué Mme Ceccaldi-Raynaud, lors du 21e Mipim (Marché international des professionnels de l'immobilier) à Cannes.
Le plus important quartier d'affaires d'Europe, symbolisé par la Grande Arche et le Cnit, s'étend aujourd'hui sur 160 ha à Puteaux et Courbevoie et comporte quelque 3 millions de m2 de bureaux dans une centaine de bâtiments, dont plus de 30 tours dépassant les 100 m de haut, et 20.000 habitants.
Mais ce périmètre est aujourd'hui considéré comme trop étroit par le gouvernement pour maintenir l'attractivité de La Défense face aux autres cités financières mondiales.
Cette volonté s'opppose à la résistance du maire (PCF) de Nanterre, Patrick Jarry, également président de l'Epasa.
"Si l'Etat prenait cette voie de la fusion, il choisirait la confrontation", a déclaré à l'AFP M. Jarry, également présent à Cannes.
Pour M. Jarry "il y a d'autres scénarios possibles comme un contrat de développement territorial entre toutes les communes concernées".
"Il n'y a pas de raison que ce territoire puisse faire exception à la loi sur le Grand Paris", affirme M. Jarry.