Aménagement

Metz : Foisonnement urbain à l’ombre de Pompidou

Malgré la crise et grâce à l’attractivité du centre Pompidou, la commercialisation de la Zac de l’amphithéâtre approche de son terme, à la sortie sud de la gare TGV de Metz.

Le quartier de 38 ha dessiné par Nicolas Michelin trouve ses acquéreurs, dans les friches urbaines situées à l’arrière du centre Pompidou Metz. Le concepteur de la Zac a rempli la première case du jeu de bataille navale pour promoteurs et architectes : l’îlot A2, une halle de 180 m de long, en voie d’achèvement sous la maîtrise d’ouvrage de Nacarat. Derrière cette porte d’entrée du quartier, la Foncière des régions annonce pour septembre la livraison de son immeuble Divo, soit sept étages dessinés par l’agence Combarel et Marrec et construits par Eiffage Construction dans l’îlot B2. « Rare exemple de régulation thermique assurée par des poutres froides dans l’Est de la France, le système mis en place ici règle la température en fonction du nombre de personnes présentes, à raison de six zones indépendantes par niveau. Il s’agit de la première mise en œuvre d’un brevet de l’industriel Halton », détaille Benoît Lambert, dirigeant de l’entreprise locale Boucherez. A côté de ce chantier, Demathieu & Bard Construction construit le siège du groupe de bailleurs sociaux Batigère, ainsi que 48 logements dessinés par les architectes suisses Devanthey et Lalumière. Ce même îlot comprend des logements programmés par Nexity, des bureaux confiés par Lazard à Loci Anima, et enfin des logements conçus par Lipsky et Rollet pour Promalliance.

 

Commerces et loisirs urbains

 

A côté de l’îlot B2, se dessine « la plus grande opération immobilière d’un seul tenant en France », selon Richard Lioger,   premier adjoint au maire de Metz et président de la société publique locale Saremm, aménageur du morceau de ville en chantier. Deux ans de négociation entre Vinci et Apsys ont porté sur les 80 000 m2 de l’immeuble phare de l’îlot B3 C3 : le « Muse » inclut 30 000 m2 de commerces sur deux étages. Le promoteur régional Claude Rizzon et l’office public de l’habitat Metz Habitat Territoires partagent le reste de l’îlot avec les groupes nationaux Nexity pour le logement, avec l’architecte Jean-Paul Viguier, et Lazard pour les bureaux, avec Devanthey et Lalumière. « D’ici à l’automne, la pré-commercialisation de 50 % des surfaces commerciales déclenchera le démarrage du chantier de ce condensé de ville qui associe mixité sociale, générationnelle et fonctionnelle », insiste le premier adjoint et vice-président de la communauté d’agglomération chargé de l’urbanisme. Plus au sud, Bouygues Immobilier a confié à Eiffage Construction la construction des immeubles d’habitation de l’îlot E2, conçus par l’agence strasbourgeoise Denu & Paradon et par Gelin-Lafon.  Enfin, Christian et Elisabeth de Portzamparc construiront pour Claude Rizzon les 141 logements de l’îlot le plus méridional, au bord de la Seille et au contact du futur éco-quartier des « Coteaux de Seille », dont l’aménagement démarre cet été.

 

Centre de congrès : démarrage en 2013

 

Deux projets publics s’annoncent à l’Ouest : le nouveau centre de la délégation régionale du Centre national de la fonction publique territoriale, en phase concours, et la crèche, qui entrera en chantier en décembre. Cet équipement jouera un rôle décisif dans la relation entre le nouveau quartier et le reste de la ville : l’établissement cible non seulement les nouveaux habitants, mais aussi les salariés messins qui pourront y laisser leurs enfants avant de prendre le train pour travailler au Luxembourg. Pour amener les habitants de la ville à l’intérieur du quartier de l’Amphithéâtre, la municipalité compte surtout sur l’aboutissement des études de faisabilité de l’îlot D3, conduites avec Vinci : qualifié de « point nodal » par Richard Lioger, le « pôle de loisirs urbains » pourrait inclure des cinémas, des bains thermaux, une cité des sciences et un hôtel.

L’autre point d’interrogation se situe au contact direct du faisceau ferroviaire qui dessert la gare : un nouveau centre de congrès de 1200 places. Au cours de la présentation du quartier qui a accompagné la manifestation régionale annuelle du syndicat EGF BTP, le 28 juin, le représentant de la ville de Metz n’a pas satisfait la curiosité des entrepreneurs sur le type de marchés qui présidera à cette opération : « Nous figurons parmi les villes les moins endettées de France, ce qui nous donne toute latitude pour choisir le mode de financement, avant de lancer le projet à la mi 2013 », se contente d’annoncer Richard Lioger.

Vous souhaitez réagir

Pour commenter l'article, vous devez être identifié ou vous inscrire
S'identifier

Pour accéder aux contenus et services en accès libre, identifiez-vous

Mot de passe oublié
S'inscrire

Vous souhaitez vous inscrire aux services proposés en accès libre.

Newsletter quotidienne et thématiques, alertes e-mail, commentaires sur les articles...

S'inscrire
En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêt. OK En savoir plus X