Actualité
Le Grand Paris, « territoire de la culture et de la création »
| 16/01/2012 | 14:30 | Etat et collectivités
Le projet du Grand Paris a franchi lundi 16 janvier une nouvelle étape avec la signature à Saint-Denis, par François Fillon et des élus de Seine-Saint-Denis, de l’accord-cadre « Territoire de la culture et de la création » liant l’Etat, l’agglomération de Plaine commune et la ville de Saint-Ouen.
Le Premier ministre, accompagné des ministres de la Culture et de la Ville, Frédéric Mitterrand et Maurice Leroy, a assisté lundi 16 janvier au matin à la présentation du projet de la Cité du cinéma, porté par le réalisateur et producteur Luc Besson, qui sera inauguré en mai à Saint-Denis et regroupera notamment l'école Louis-Lumière et des plateaux de tournage dans une ancienne centrale électrique entièrement réhabilitée.
Il a ensuite signé avec le préfet de la région Ile-de-France, Daniel Canepa, et des élus locaux le premier accord-cadre prévu dans le cadre du Grand Paris, lancé en 2007 par Nicolas Sarkozy, consacré au "Territoire de la culture et de la création".
"L'idée du Grand Paris se concrétise et, je dirais, se dessine de plus en plus nettement à travers des initiatives comme celle que je suis venu saluer aujourd'hui", a déclaré M. Fillon, futur candidat aux législatives dans la capitale. Daniel Canepa avait déjà assuré il y a dix jours que le projet du Grand Paris n'était "pas en panne". Même s'il "s'inscrit dans la durée, 20 ou 25 ans, il avance dès à présent", avait-il dit.
Cet accord-cadre prévoit un regroupement des industries de la création (cinéma, audiovisuel...), autour d'un futur noyau de transports pour former une métropole éloignée de la "théorie froide du gigantisme", a assuré M. Fillon.
D'autres accords-cadre devraient être signés dans les prochaines semaines, a précisé le chef du gouvernement. "C'est une action qui n'a pas vocation à s'imposer ex-nihilo, comme parfois je l'entends dire de manière caricaturale", a assuré M. Fillon, écartant toute "logique de saupoudrage
"La crise ne doit pas nous dicter je ne sais quel repli. D'un côté, il faut tenir sérieusement et méthodiquement les dépenses de l'Etat, de l'autre, il faut miser sur de grands projets", a-t-il expliqué.