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Nouveau : un service public pour financer et réaliser les travaux de rénovation énergétique

FV avec AFP | 18/11/2011 | 17:36 | Etat et collectivités

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La "maison Joséphine Baker" à Paris (XXe arrondissement)

La façade classée de la maison Joséphine Baker interdisait toute isolation thermique par l’extérieur. Le défi était de transformer cet immeuble de trois étages (2 étages + combles) avec des murs en briques pleines sans isolation en construction BBC rénovation. Avant travaux, les consommations de chauffage représentaient 450,9 kWhep/m2.an.

La Région Ile-de-France met en place un service public d’aide à la rénovation thermique des logements et au développement des énergies renouvelables,  en créant  une société d’économie mixte, baptisée Energies Posit’if.  Son rôle : financer et  se charger de la réalisation des travaux.

Inscrite dans le Plan Climat de la région, cette SEM sera "la première du genre en France à agir sur le volet rénovation des bâtiments", s'est félicitée Hélène Gassin, vice-présidente (EELV) en charge de l'environnement et de l'énergie.
Cet outil  va permettre de répondre aux problèmes, notamment dans les copropriétés, où la diversité des situations des habitants et la complexité des dispositifs actuels bloquent les projets de rénovation.
L’idée est d’amener le financement initial, remboursé sur 15 ou 25 ans par la copropriété avec l’objectif que les économies d'énergies réalisées soient plus importantes que la facture d'énergie et le remboursement des travaux. Mais la SEM aura un rôle élargi puisqu’elle se chargera aussi de la réalisation des travaux en trouvant les entrepreneurs et en assurant le suivi de chantier. Ainsi, "La copropriété n'a qu'à passer un contrat avec la SEM qui se charge du reste", a résumé Hélène Gassin, vantant un système permettant de soutenir l'activité des PME et des artisans.
Enfin, Energies Posit'if va promouvoir les énergies renouvelables qui, selon l’élue, ne se développent pas en raison du taux de rentabilité trop élevé que les investisseurs en attendent, alors qu’il faut raisonner rentabilité sur le long terme.

Cette SEM, dont les statuts seront déposés début 2012, devrait être opérationnelle au printemps. Son capital de démarrage sera porté entre 5 et 6 millions d'euros, dont 4 millions apportés par la Région; le reste se partageant entre différents partenaires comme la Ville de Paris, les conseils généraux de Seine-et-Marne, l’Essonne, le Val-de-Marne…

Le volume de projets est estimé entre 40 et 70 millions d'euros.

FV avec AFP | Source LE MONITEUR.FR