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CO2, économies d’énergie : les maires s’engagent avec l’Europe
| 21/05/2010 | 9:12 | Etat et collectivités
Les maires des villes moyennes françaises se sont engagés mardi, par une convention signée à Paris avec la Commission européenne, à participer aux efforts du Plan européen climat énergie pour réduire les émissions de CO2 et la consommation d’énergie.
Ce Plan "3 x 20" vise un triple objectif d'ici 2020: réduire de 20% les émissions de gaz à effet de serre (GES) par rapport à 1990; améliorer de 20% l'efficacité énergétique et porter à 20% de la consommation la part des énergies renouvelables.
Les villes - 80% de la population française, 80% de l'énergie consommée et 50% des émissions de GES - s'engagent par cette Convention à réduire volontairement d'au moins 20% les émissions sur leur territoire.
La Direction générale Energie de la Commission européenne leur apportera son soutien technique pour réaliser leur inventaire d'émissions (combien, par secteurs) et mettre en place un plan stratégique, a expliqué Marie Bullet, représentante de la Convention des maires à Bruxelles.
Lancée en 2008, la Convention a recueilli 1.726 signatures dans 36 pays - y compris hors UE comme l'Albanie.
Pour le président de la Fédération des Maires des villes moyennes de France (190 villes de 10.000 à 20.000 habitants), Bruno Bourg-Broc, député-maire de Chalons-en-Champagne, c'est la parfaite illustration du slogan "Penser global, agir localement".
Nombre de villes ont déjà pris des initiatives, extrêmement variées.
Initiatives
Depuis 1999, Epinal a remplacé ses chaufferies au fuel par deux chaufferies à bois, économisant plus de 15.000 tonnes de CO2/an et jusqu'à 30% des frais de chauffage public, a expliqué mardi son édile, Michel Heinrich.
En deux ans, Thionville a réduit de 4% ses émissions de GES grâce à une politique qui passe par les marchés publics, l'éclairage urbain et même le remplacement des mobylettes de la police municipale par des chevaux, s'est félicité son maire Bertrand Mertz.
Pour lui, "l'écologie c'est un engagement de longue durée qui ne peut pas varier au gré des humeurs électorales de nos concitoyens". "Ce n'est pas le moment de dire que ça commence à bien faire", ajoute-t-il en référence à l'expression utilisée par Nicolas Sarkozy au Salon de l'agriculture.