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Université : les deux premiers contrats de partenariats sont signés
Julien Beideler | 24/07/2009 | 19:43 | Etat et collectivités
Les deux premiers PPP «universitaires» ont été signés vendredi 24 juillet. Il s’agit de la rénovation de bâtiments et de nouvelles constructions sur les sites des universités Paris IV et Paris VII.
Vendredi 24 juillet, Valérie Pécresse, ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche, Georges Molinié, président de l'université Paris IV - Sorbonne, Vincent Berger, président de l'université Paris VII - Diderot, Philippe Fabié, président de Bouygues Bâtiment Ile-de-France et Xavier Huillard, directeur général de Vinci ont signé les deux premiers contrats de partenariat pour la rénovation de bâtiments et de nouvelles constructions sur les sites des deux universités. L'Etat s'engage, dans ces deux opérations, sur un investissement global de 226 millions d'euros. Valérie Pécresse a salué le rôle de la Caisse des Dépôts dans le financement des projets en permettant la mobilisation des fonds d'épargne. Une disposition rendue possible dans le Plan de Relance.
La ministre s'est ensuite livrée à un plaidoyer pro-PPP. «Je ne sous-estime pas la complexité de la procédure mais sans PPP, rien n'aurait été possible, a estimé Valérie Pécresse. La rénovation des universités nécessite des investissements lourds pour être efficace. De ce point de vue, je suis persuadée que les PPP sont la meilleure solution. L'avantage ne réside pas dans l'aspect financement - le privé se finance plus cher que le public - mais bien dans l'aspect global du contrat qui intègre la maintenance. Et le surcoût financier est compensé par l'optimisation du projet et l'innovation apportée par les partenaires privés». Pour Philippe Fabié, président de Bouygues Bâtiment Ile-de-France, l'un des principaux défis à relever sera le respect des délais dans un site occupé. De son côté, Xavier Huillard a pris l'engagement que Vinci et ses partenaires respecteraient le délai imparti. «Et les bâtiments que nous restituerons en 2039 seront dans un état exemplaire. Nous devons réussir pour prouver la pertinence de l'outil PPP.»
Valérie Pécresse a enfin précisé que deux autres partenariats public-privé sont en cours pour permettre notamment d'accélérer deux projets. D'abord la rénovation de l'UFR de médecine de l'université de Versailles-Saint-Quentin. Ensuite, la rénovation du zoo de Vincennes (car il dépend du muséum d'histoire naturelle) pour laquelle la ministre a annoncé l'apport de 30 millions d'euros en subvention initiale afin de permettre le déblocage du projet.
Julien Beideler
Maquette du projet de Vinci pour l'université Paris VII - Diderot de la zac Rive Gauche
FOCUS
Le projet de Paris IV-Sorbonne
Le contrat de partenariat a été signé avec la société Sophi (Bouygues Bâtiment Ile-de-France, Exprimm, filiales de Bouygues Construction, le fonds SEIEF et Dexia Crédit Local). Il porte sur le financement, la conception et la construction du Centre de Clignancourt, situé dans le 18ème arrondissement de Paris. Le PPP, d'un montant de 44 millions d'euros HT, prévoit une durée d'exploitation de 28 ans. L'opération comprend la démolition des bâtiments existants (5 300 m²) édifiés en 1968 et la construction d'un nouvel ensemble de bâtiments de 21 000 m² qui pourra accueillir près de 6 000 étudiants à terme. L'exploitation du Centre inclut les prestations de maintenance préventive et curative, les opérations de gros entretien et rénovation auxquelles s'ajoutent notamment le nettoyage, la préparation des salles ou la sécurité incendie.
Le projet de Paris VII - Diderot
Le contrat de partenariat a été signé avec le groupement «Unicité» composé de filiales de Vinci Construction France, de Cofely (GDF-Suez), de Barclays Private Equity et de Fideppp (Caisses d'Epargne). Il porte sur le financement, la conception, la construction et la maintenance de quatre nouveaux bâtiments universitaires, dans le cadre de son installation sur le site Paris Rive Gauche dans le 13ème arrondissement. Le contrat, d'un montant total de 273 millions d'euros (dont 108 millions d'euros pour la partie conception-construction), prévoit une durée d'exploitation de 30 ans. Les travaux sont prévus pour une durée de 33 mois. Les bâtiments seront construits en Très Haute Performance Energétique.