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Le nouveau PLU de Toulouse préconise l’urbanisme négocié

Christiane Wanaverbecq (bureau Sud Ouest du Moniteur) | 28/06/2013 | 12:07 | Etat et collectivités

Agrandir la photo © Ville de Toulouse / Patrice Nin
S'étendant sur 11 830 hectares, la Ville de Toulouse vient de se doter d'un nouveau PLU préconisant l'urbanisation le long des axes de transport.

La communauté urbaine de Toulouse Métropole a approuvé le 27 juin la révision du plan local de l’urbanisme. Dans la logique d’une concentration de l’urbanisation le long des axes de transports, le document d’urbanisme préconise notamment une constructibilité en baisse sur 371 hectares et en hausse sur 248 hectares.

Après une longue concertation qui a mobilisé pendant un an et demi les Toulousains au sein de 65 réunions publiques, les élus de la communauté urbaine de Toulouse Métropole (651 584  habitants* ; 37 communes ; 460 km²) ont approuvé la révision du plan local de l'urbanisme (PLU) de la Ville de Toulouse (439 453 habitants ** ;11 830 hectares) lors du conseil communautaire du 27 juin.

Conçu dans l'esprit du Grenelle de l'environnement avec comme premier objectif une « ville maîtrisée grâce à un urbanisme de projet concerté », le nouveau PLU de la ville-centre de la communauté urbaine est une première étape. La démarche va se poursuivre avec l'élaboration d'un PLU intercommunal avec l'objectif de le présenter pour approbation aux élus en 2017. Elle s'accompagnera de la révision du plan local de l'habitat et du schéma de cohérence territoriale qui couvre les 116 communes de la grande agglomération toulousaine (dont, la communauté urbaine de Toulouse Metropole, le Sicoval, la communauté d'agglomération du Murétin).

 

Mieux canaliser la construction

 

En attendant, la Ville de Toulouse s'est dotée d'un PLU qui vise d'abord à mieux canaliser la construction dans une commune qui accueille 9 000 nouveaux arrivants par an. Il repose sur le principe d'une concentration des densités le long des axes de transport, soit une augmentation de la constructibilité sur 248 hectares et une réduction sur 371 hectares. En termes de production de logements sociaux, le PLU introduit l'idée d'une différenciation de l'obligation de la diversité de l'habitat. Dans certains quartiers, les promoteurs pourront ainsi s'acquitter de l'obligation de la mixité par la création de logements en accession sociale. Ailleurs, la part de logements sociaux dans les programmes pourra s'élever à 30 %.

 

656 hectares d'espaces verts protégés

 

Parmi les autres principes figurent la promotion des commerces de proximité avec l'identification de 39 linéaires commerciaux et artisanaux à protéger, dont 14 de manière renforcée, l'augmentation des espaces verts protégés, dont la superficie passe de 634 à 656 hectares, la préservation de patrimoine bâti remarquable dans sa diversité avec une centaine de maisons, placettes, fontaines, bâtiments industriels... protégés.

Le point fort du PLU demeure les orientations d'aménagement et de programmation (OAP) définies sur 17 quartiers et négociées avec la population, les commerçants, les associations avec la recherche d'un urbanisme « apaisé, comme clé du renouvellement ». « Ce sont des orientations qui dépassent la parcelle avec des prescriptions graphiques et écrites, telles qu'imposer un recul par rapport à la Garonne. Cela s'inscrit dans notre volonté d'un urbanisme négocié avec une philosophie consistant à éviter les graphies de détail qui figent trop les formes et ne permettent aucune discussion», précise-t-on à Toulouse Métropole.

 

 

 

Christiane Wanaverbecq (bureau Sud Ouest du Moniteur) | Source LE MONITEUR.FR

*données Insee recensement 2006

**données Insee recensement 2007

 

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