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Gardanne, ville communiste, poursuit sa reconversion avec un promoteur privé

Pouthier Adrien | 05/01/2009 | 17:59 | Etat et collectivités

La ville de Gardanne a annoncé lundi 5 janvier la vente de dix hectares d’anciens terrains miniers à un promoteur local privé pour développer un parc d’activités, une première dans la reconversion de l’ancienne cité minière gérée depuis plus de trente ans par le maire communiste Roger Meï.

Jusqu'alors, Gardanne (20.700 habitants) assurait ce type d'opération directement ou via la Société d'économie mixte d'aménagement de Gardanne et sa région (Semag), a expliqué M. Meï à l'AFP.
La ville a signé le 30 décembre la vente au groupe Perottino pour 2,38 millions d'euros, études comprises, d'une première tranche de dix hectares sur une surface totale de 35 ha au pied de la centrale thermique appartenant aujourd'hui à l'allemand EON.
Perottino doit y investir 100 M EUR pour aménager un parc d'activités industriel et tertiaire, Novactis, qui sera la quatrième zone d'entreprises de la ville.
Plus de 42.000 m2 de plancher seront aménagés à la norme Haute qualité environnementale (HQE) pour être loués à des entreprises, avec des baux inférieurs de 20 à 30% par rapport à ceux des voisins Marseille ou Aix-en-Provence dans une région où le foncier flambe.
La ville table sur plus de 500 créations d'emplois. Des financements publics disponibles jusqu'en 2010 pour la reconversion du site minier pourront aider à l'implantation d'entreprises industrielles.
Depuis la fermeture de la mine en 2003, la ville a procédé au rachat des deux anciens carreaux ainsi que des terrils et bâtiments miniers, une soixantaine d'hectares au total, en y consacrant 5,3 millions d'euros, a indiqué M. Meï.
Le projet Novactis s'inscrit dans le cadre d'un plan qui prévoit également l'aménagement du Puits Yvon Morandat (14 hectares) et du Puits Z (4 hectares).
Au puits Morandat sont prévus l'implantation d'une pépinière, d'un hôtel d'entreprises et d'un parc d'activités pour les hautes technologies, avec un pôle de recherches et développement sur les textiles appuyé par le groupe Garella. Au puits Z s'installerait une usine de transformation de bois en granulés.
La ville mise sur l'électronique pour jouer la complémentarité avec la technopôle voisine de Rousset. En janvier 2008, elle a inauguré avec six prix Nobel de physique le Centre microélectronique de Provence-Georges Charpak, qui dépend de l'Ecole nationale supérieure des mines de Saint-Etienne et peut accueillir 660 étudiants.

Pouthier Adrien | Source AFP