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L’heure de vérité pour les ENR au Enerpresse Forum

Joël Spaes | 10/06/2010 | 16:41 | Evénement

Agrandir la photo © Faust Favart
La secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Chantal Jouanno lors de la troisième édition d'Enerpresse forum, jeudi 10 juin, à Paris.

Jeudi 10 juin, la première matinée de la troisième édition d’Enerpresse forum a été celle des moments de vérité sur l’efficacité énergétique et les énergies renouvelables. « On a raté le train de l’éolien, nous en raterons pas celui de la biomasse et du solaire » a notamment déclaré la secrétaire d’Etat à l’Ecologie, Chantal Jouanno.

Ainsi, rappelant les grandes lignes de la politique française en ces matières, avec les engagements contraignants pris par le pays dans le cadre européen (3 fois 20) et la volonté du gouvernement de s'impliquer dans ces sujets, la secrétaire d'Etat à l'Ecologie, Chantal Jouanno, en ouverture de la manifestation a martelé : "on a raté le train de l'éolien, nous en raterons pas celui de la biomasse et du solaire". Et d'insister : "il faut faire passer le message à tous que l'Etat peut aider". Des propos largement relayés par Michèle Pappalardo, la commissaire générale au développement durable, qui a présenté les points forts identifiés par son organisme des potentiels français en termes de croissance verte. Une vaste étude qui fait clairement émerger les filières - sans pour autant obérer totalement les autres - marines (sortant au passage également l'éolien offshore), les biocarburants de génération 2 et 3, l'efficacité énergétique dans les bâtiments et le recyclage et la valorisation, comme, enfin, les véhicules décarbonés. Autant de directions à suivre par le gouvernement.

Vérité également du côté de la table ronde sur incitation versus coercition. Pierre-Marie Abadie, le directeur de l'Energie du Meeddm, expliquant qu'il faut lever le "malentendu" sur la production décentralisée. "Il y a un enjeu de reterritorialisation certes" mais cette production locale s'inscrit aussi dans un cadre plus large. "Il y aura des infrastructures à construire. On ne crée pas des systèmes locaux de production pour une consommation locale". En outre, "il faut une procédure, même si celle-ci ne fait pas tout", rappelant qu'"il y a eu des excès dans l'éolien, et il y en a eu dans le PV".

Vérité enfin sur les coûts de développement de ces nouvelles filières. Marie-Pierre Fauconnier, l'homologue belge de P-M Abadie, signalant que n'ayant que le moyen d'aller vers la biomasse et l'éolien offshore "c'est extrêmement cher". Néanmoins, elle insiste pour affirmer que "certes cela coûte, mais c'est un faux débat puisqu'il faut les faire (les 13% d'ENR à l'horizon 2020)". Une vérité affirmée aussi par le secrétaire d'Etat adjoint au ministère du Climat et de l'énergie danois, Hans Jorgen Koch qui a rappelé que côté bâton, "la taxe est très élevée sur la consommation d‘électricité, ce qui permet d'arriver à la carotte", le différentiel ayant permis de financer le développement des projets et des filières dans le pays. On comprend mieux pourquoi le bras des parlementaires a du mal à retomber en France aujourd'hui.

 

Joël Spaes | Source ENERPRESSE

 

Vos réactions

  • Anonyme | 11/06/2010 - 07:24

    est-ce bien français?

    ON a raté ... en raterons pas, est-ce bien français tout ça? on = nous pas = ne pas .... " reterritorialisation!!! aussi français que piscinable ou accidentogène, nos élus ou nos représentants devraient faire un peu plus attention et e^tre moins "snobs"...

  • Anonyme | 11/06/2010 - 07:31

    pas trés clair tout ça...

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